PREMIÈRE PARTIE
Comme Taction de grâces ept le devoir le plas essentiel de la crëa-^ turc envers le Créateur, et rhoramage dont le scaverain Bienfaiteur des hommes paroit le plus jaloux, Tingratitude est le vice le plu& ÎDJaste, et dont sa bonté est d'ordinaire le plus blessée. Or, mon cher Auditeur , si après vous être relevé dans ce saint temps par Isi grâce des Sacremens , vous allez retomber encore et rentrer dans vos anciens égaremens, non-seulement vous êtes un ingrat, mais vou(^ êtes un ingrat dans les circonstances les plus odieuses ; et je vous prie de les remarc|ner avec moi.
En premier lieu, plus le bienfait dont on vous avoit favorisé étoit grand , plus l'ingratitude qui le fait oublier est noire. Or, mon cher Auditeur, quel bienfait plus signalé, que celui de votre déli-» vrance, lorsque frappé de l'horreur de vos crimes , vous êtes venu les déceler aux pieds des autels , et promettre à Dieu une vie plus retirée? Rappelez-vous l'état déplorable d'où la grâce vint vous tirer. Vous étiez un enfant de colère, un membre de T Ante-Christ , un monstre d'iniquité : vous étiez chargé de mille anathèmes qui dévoient vous rendre éternellement ennemi de Dieu : vous n'aviez plus départ à l'espérance des Chrétiens : vous étiez déjà jugé, et votre condamnation éloil certaine. Votre malheur pouvoit-il être plus terrible? Mais, opposez à cet état déplorable, la situation où la grâce des Sacremens vous a établi : vous êtes devenu l'enfant de Dieu , l'héritier du Ciel et des promesses futures , le membre vivant de J. C: votre ame embellie de justice, est devenue la demeure de l'Esprit saint : vous avez reçu la charité, ce don qui ne passera pas; cedeuplus estimable que toutes les grandeurs de la terre; ce don avec lequel vous avez tous les autres dons ^ et sans lequel , quand vous seriez sur le trône , vous n'êtes rien vous-même. Que peut-on ajouter à la magnificence de ce bienfait ? Une vie entière de reconnoissance poùrroitelle assez le payer ? Ah! les Saints^ dans le séjour delà gloire, en rendront d'éternelles actions de grâces ; et l'éternité elle-même leur paroitra courte pour un hommage si juste et si consolant.
Et vous 5 mon cher Auditeur, à peine mettez-vous quelque inter^valle entre le bienfait et l'ingratitude ! Une faveur qui ne subsiste plus réveille moins la reconnoissance , il est vrai ; et l'éloignement du bienfait peut quelquefois faire oublier le Bienfaiteur. Mais ici lei dons de la grâce sont encore vivans dans votre ame; vous ne leséteindrez qu'avec votre infidélité; ces dons sont même éternels par leur nature , et vous auriez pu les conserver toujours, si vous saviez cou< noîtrc le don de Dieu, et ne pas détruire ce que sa main miséricordieuse vient d'édifier en vous.
Mais quand la grandeur du bienfait ne vous rendroit pas le plus -jpgrat de tous les pécheurs, rappelez en second lieu , la manière dont
âîo MERCREDI DE LA T* SEMAINE,
il TOUS a été acodrdc. Dans quel péril étiez-vous , ame infidèle, lorsque Dieu vous a touchée? Hélas! vous le savez, danslefondderabime et de la dissolution, prèle à tomber dans lé dernier degré d'insensibilité, d'où il n*est plus de retour ; et vous périssiez peut-être sans ressources, s*ilvous eût dans cette conjoncture, refusé sa grâce. Quel temps a-t-îl choisi pour vous l'accorder ? Ah ! la circonstance peut-être du crime même; c'a été un retour vif sur Tinfamie et la conrle 4urée du plaisir que vous veniez de préférer à votre Dieu : dans ce ikoment affreux où il devoit lancer sur vous tous ses foudres , il ii*a faix pleu^^ voir sur votre ame qu*uae rosée de grâce* £st-.il rien de si touchant que le bienfait d*un ennemi, dans le tendps même qu'on l'outrage ? Que se passoit^il dans votre cœur, lorsqu'il a daigné V0n3 regarder avec des yeux de miséricorde ? Etiez-vous fort heureux dans vos plai* sirs, et en état de vous passer de lui i livré à ces dégoûts amers qui suivent les passioi^s ; abandonné des créatures que vous ayiez préféréesau Créateur ; Us^é des plaisirs , et ne trouvaiit plus que 4*aff'reux remords d^QS le crime? C'a été dans cet état, bu délaissé des fau^ sdieux en qui vous aviez mis votre espérance^ il ^'est ^euti ému de tendresse pour vous; il vpus a visité dans votre aÔliction^ il est de- Tenu votre consolalenr, et il a étp l'ami dp votre adyer$itjé. Ah ! ppuvoit-il choisir des circonstances plus tendres po^^ vous faire estimer son bicufait , et you^ intéresser à unerecoi^^is^ance et à une fidélité éternelle? et cepend.^nt , à la priemiièr^ luei^r de fortune pu de plaisir que le ïao^éip va ia^cp brille^ à vos yeux , vous retournerez ^ons ses étendards ; vous p^l^l^rez le bienfait et votre Bienfait^eur lui-même ; voUcS liii ferez comprjendre que vous ne vous êtes adressée à Ipi, que lorsque le monde ne vouloit pas de yous , et l,e cfiasserez encore îpdigneçuent die votre ame. Fut-il ingratitude plus digne de tous les supplices!
Je ne parle pa^, je» troisième lieii« di^ grand i^on^bre de crimes qv^ le $/eigJne|ir yp^ a p^rdonJ?é. Quelle cqnscience êtes -yous venu présçn^er au sacré ^ritiu^al? Vous en .avez vju frémir d^Korçeur le mi« jihtrfi dbe J. C ; et vpus-^ém^ja'^vezpy, s^ns pâlir à se^ pieds desai- ^iasein^nt et de co^nfusiou, ^n .spui^ni^ le spectacle. Depuis si longtemps, vps jpiirs et vps ^npmens n'éloient plus mac;qués q,ue par les chutes l^s jp^liis hp^teuses : cepjendoJOt Jie S.eigpepr ^'a p^s voulu supputer avec vous. Mille ans ne sont qu'un jour à ses jeux, dit le Prophète; et des millions de péchés, dont vous étiez coupable, n*ont plus été devant lui, que comme un seul péché qu'il vous a remis à l'instant : dès-lors toutes vos fautes ont été comme si elles n'avoient jamais été, sa bonté les a scellées dans un sac, et jetées au fond de la mer; il les a effacées du livre de mort, où «lUs étoient gravées en caractères immortels. Plus «1 avoit oublié d'otfenses, ah! jplus sans doute vous deviez conserver le souvenir de sa bonté , et "en éviter de nouvelles; mais vous allez retomber. £hl qii 'allez-vous faire , mon Frère I Comme votre ingratitude ne sauroit être plus odi^euae, les^uites de votre £iulte.ne pourtoient être pl^çs funestes ; vous ,allez faire coBime rmvxc par ce jcetonr tous ,vq^ ancieni déaordre^
SVR LA &ECHUTE. 3ai
VOQS allez ratifier par cfe noureau péché, tous vos {>écliéa d*àtitrefois« Ahl il en étoit de tos crimes passés ayant le moment fatal qui tou» irerra retomber , comme de ces- ossemens ibecs et arides dont le Pro-^ piiète Ezéchiel yit les plaines de Babylone couvertes: Le champ de totre ame étoit couyert de ces tristes débris 9 et de ces restes inajii-» mes de tos anciens désordres : ils étaient morts ans yeux ëe Dieu; sa grâce toute-pnissante avoit donné le coup fatal à tons ces monstres ; ils dormoient dans votre cœur d'un sommeil étemel t mais le consentement ingrat, que vous allez donner à une nouvelle offense , va être le signal funeste qui les rappellera tous à la vie. A ce souf* fie de mort sorti du fond de votre corruption , vous les sentirez tous seranimer au dedans de vous, et reprendre leur force et leur vigueur première : Insuffla super interfccios istos, etreviviscant {JBzeché 87 ; 9). Une armée de monstres va ressusciter dans votrexœur ; ces os arides vont redevenir des ennemis furieux, puissans, formidables; et le champ de votre ame va encore en être couvert , désolé et ravagé comme autrefois : Steieruntque super pedes suos exercitus grandis nimis valdè ■( Ezech. 87 ; 10 )• Grand Dieu I quelle est donc la ma-> lignite d*nne seule offense , de redonner, pour ainsi dii^e, Tame et la vie , à ce qui n*étoit plus , et de vous faire presque révoquer vos grâces !
Ce n'est pas, M. F. , que les dons de Dieu ne soient sans repentir , et qu'un péché pardonné puisse jamais être imputé (Ràm. 1 1 ; 29). Mais la malice de la rechute est telle, que premièrement l'acte par le« qbel vous retombez, est comme un nouveau consentement donne à lotis vos premiers vices; vous rétractez vos larmes et votre douleur ; vous vous repentez de vous être repenti ; vohs dites à Dieu dans là préparation de votre cœtir: Seigneur^ oubliez mes larmes et mes protesta* tiens ; je les ai oubliées moi-niême ; je vous rends le pardon que voul m'aviez accordé; reprenez vos gi'àce^ et vos bienfaits;' je tais t^^ prendre mes voies arnciennes : et Dieu qui juge de Thonime par la' situation de son cœur, commence à vous imputer ce que vont cessez de'haîr et de pleurer vous-même. Secondement, la malice de la rechute est telle ; qu'elle réveille et reproduit, pour ainsi dire en vous , totite la corruption que vos anciens désordres avoient milita dans votre cœûi*, et qu'elle vous rend toute seule autatirde fciblessês^' autant d'insensibilité Jpour le salut, autant d'éloignement deDien; autant de rapidité plonr le inal , que totis vos crimes pas^^ ensemble avoient pu .Vous en ihspirer. Troisiètneînent enfin, qttVil« ajoute à Ce premier état de corraption ou vous étiez , la circonstance d'une nou«^ velle chute; c'est-à*dire , un nouveau degré si monstrueux de misère et de foibldsse, que mille crimes réitérés avant votre réconciliation et votre rechute ,'ne vous' àuréient pas mené plus loin^ m enfoncé plus avant dans l'àbinïe déplorable. Voilà les horreurs de ringrati<^ tude et l#s suites tehribles d'une seule faute.
Eu second lien , à l'ingratitude^ le> pécheur qui retombe , ajoute la perfidie: il viole une foi donnée au Dieu terrible; et donnée, dans MassUlon, toke z. stt
32» MERCREDI pE LA r« SEMAINE,
le lien uint à là £acÉ det «ittels » et dont tou» les esprits célea^tei ont été spficfcateufls; oiie alliance teelbéa de tout ce que la religion a de flnA sacré et de plus avfoale , confinaéa par la sang, de F Agneau et par Us sole»aités lea-plns ivrëvociblcs ; il trabit ée% promesses jurées entre les .nai&s< d'un ministre de la réoonciliatîoB « <ini les avoit re^ çues au aom ^e J^ C. Ce n'éfeoîent point iék de cea semens dont la précîpitatiaB peut eicuscr le violemeot; il les avoit £aits avec maturité 9 et laiprès s -être même longhteraps défeniu contre la grâce qui les deotiandoit de lui. Et apoès l^ppareil auguste qui vient d'accompagner ctftte grande action , après a^oir juré une fidélité étemelle à son Dieu au pkddes autels | a la face du ciel et de la terre, il fiole sa foi, il manque à sa promesse! Eh ! vous vous piquez de fidélité envers les créatures, mon c)ier Auditeur; toi|s àes religieux dans vos paroles , et vous veules qu'on veus croie tel ; et envers votre Dieu, vous ne rougissez pas d'être perfide I et la piobité et la bonne foi , en traitant avec Vc»tre Père et votre Seigneur , ne voiis paroit pas uiie vertu si estimable ! et vous ne trouves rien de noir à être si souvent lâcbe', infidèle et sanabontiepe à s^s yena ! Ah I il se plai<* guoit autrefois dans son Propèsie , que le pécheur ne le distinguait point d^ rhomme : Ejfisumasté*^ im^^ ^ qyad ero.tui similis ( Pa, Î9; ai ). Mais c'est tout ce que je vous demande aujourd'hui; trai* te9 avec lyicps^jopre vohs traitas ^vee le^ b'Qwmos , j^t faites-vous du moins une^l^fre à^itv^ dan^ Ifi r^ligii^o conj^mç Touii ete$ daps la so- 4;iété, fraflc, ^^i^çèrè, fidèle, incap^bjuç de tratjir vptriç foi, et de violer 1^ reljg^q^ 4<c V09 prpn^çfsef . ]^$t-çe pour \^> hommes seulement 9Mjç.,vQ\if avez, reçu di^ CÙel uo^ ÇfQpiic ï^oble^ f^néx^nx^ bien fs^it, inçfQfib)p.d'unçlAclieté7 pourquoi n'en ippe^-y^oy^ point d'u-r aagepouf c^P} qui vpii^ 1'^^ dqnné?, £f yous^ sur^tpiff qi^i 91'écoutez , ^piVcbiQr.McJM^Mr* vp^r^ p^pfiçlie cm d'autant.pjjç^ ftrip^ejle, que TOf prpinesses de fidçUté out ét^ aççqn[ipagné^,dp plP9 4^ marquea 4^ ^Ppl^UFi et fie l;»onne îfçài,: çaç sôuffve:^ <iue.j.e tou? rappelle, ici çf^ moi|^ens.^ei^r^py » o^ tMpc^édsritpeAOr , vpHS.^tfs.vçn^répsn- ^re r^ujfirtijiiip 4^ votrç cçeu^- ap pi^4 ^e^ tribv|nav.3^ ;i^frés. Que de, fouj^iif» Jtq?»ej^ regrets J^iAç^c^s apr Jç pas^é !^ue;4p protestation» |#o4r?ftdlw*P é^ernçjlp fj44'^4fl^**Vir IJâV.ew! T^^,^^} air touchant yp«a pU.ieniRZpvpVI» ^ V}^^ d^.VftyPV.<?pn;Hi s} {hv4J ÇomWw de foia lup. çifyeî^-vip^f rfidit ap »qçtÂr.4ps piç4^ dpi prêtr.C:^ ^t. jipirè* v^us être 4éçba^4d9-^4«du de. vpi ((^rim^s « que ce i^omept de pénitence itoit4ç<p^#;4QUJ[: tx, le .plp^b^nrç^^ de votr^ fie., et qi^'au fond» vQufi i^'avi^a^ jamais 4té trpnq^ill^ sax^.fu^ In^^j^ej pK, aprê^tout ce t«iidx*e app^ri^il de réçpnciliafiq^, vyg^ ajyUz 4fiyiquveav lui déclarei: la. guerre; yous allei^ ouHki? ^^s.prpn^esse^ qua. vos tai^me^ et vo^ aoupip<ktou(,»euU auroi^nt^urendi:^ saç^e^, quand le respect dû au JM(aÂtr^^i^ V0U4 lea ^vpz^^ite;^, i^'auW|itp/|f s^ujfÇ pour vous empêcher de les violer! Ah/ le^.p/^;*re^.4^ ce t«fup|^| qu| oui i\i leà témoins de vos soupirs et de vos protestations, s'élèveront contre «TOUS devant le Seigneur^ diruii Prophiète; ces tribunaux sacrés qui tiennent d'être les dépositaires de vos sermens, de vos larmes et dé
StJfl tA REÈHUTÊ. 5a3
VQg ^\me^.9 pâtfoitroat on jour «n prés^nee de i'Uiaiirefs asftsmblé : Lapijt de ptmeifi cUtmahii :. et UiptUm quod imgrjuncturas.œdijicio^ ru/n f^kt-, isfi9pQndèbi$ (.M^ikac. a ; 1 1 }* Vioaa y reeottHositPcX! < gravée en. çarfi«^èi^» immoBkrift , vo« lainiieft « Rrpftiaoapiv»i| voé> protest»-» tion»,, VQ$4)irpm«fts«ft de fidélk^; etToaivoiis condain!aérapaoo?otre propre- boiiehe» . » • > • -. y ;: -i *
Vous ftTeï: sans dètit'e frémi j ihon cher Auditeur^ toutes les^fois que recontatttrKtstbîre des souffranbëv du Sauveur , oh Vous a pà tiède la p?rÇ4»Ç Ô>»^<ïî»ciple qui le Uyra; le uomj[)e.ç.e ip^PSXjre, ii;'est janiaU ▼eyju. frapper VQ» oreillej^ a?»*?^??' de ^ouTeJ^e«l ^^qrjrjçurs i, mais Hp\vp, f-ec^j^ après l^s g^ipls^eipens dç! la pénite/cicç^ "?/? J{^E9^t bieff pjwft pp>,rê f cajp nou^ ne lisons pas dl4 moins i^ue Juda^ pûtiait à jf. C. 4e g[F?kn.4ç*.prQi^*t»^ipiis de fiji^lUé, î^'t^vangile en yappq^c^ ^e presqpe tp^s les ^vJres 4i «copies ; Jllqns et mourQns avfcjuî ^i^^^ soit Tl]Qp[ifi9(/^<j^, j|i I i6). Seigneur, mçntrez^^ous vofris /'^l^^f
c^/rt ffoi^i ^^^^; ainsi p;irlôitPJbtIip]pe.ô/^i^/2 i4j 8j. Quand tous lfjf0fi$re^ vp^*(i(fandj^nerQie»t^ 4i90Jt Piei're, ye n^^ vç^f^ap^n^ donneré^ p^ll^af^. i^ ; 33), Jpfl^î^ s.eftf ne parle liidle pprt ^ et du Wms p^r fifi.sU^niîe iiffecté et pat; cette fpide iadififérçw^ , i| n^pa prépaye co^iipç je ^ipip à §a perfidie. J^f ^l'i vous , mou f^iff Àtt^iJLeur^ ^h! vçfl;* ^ye?> Au^u^é J? C. par t!ç>u^ fes x^^hprs de }^ plu^ ferV/.iijto fidélité^ yoji^^^^ruveit ^pjpelé ▼Pl,r,^.)|)ieflT??W;> ^fW? {'époipsie j'y^re Hbéraleur, çpçtii9^ ^a ftdèHe^ioç; yo^re, p(?)CW»^i v^i^^^Héf^Jt^gf » 1^ pieu de^otir^^c9e^r,.f^iprne i^pjpi p^uU^pm Çl,Ç«pe.p4W.c^.9^^e-. yomt ^tj^pj^,^^% l^ p/éludes de votf^.ftejf^i^ A^ ! que vq^s^éte» deyeflpevilç,e|tn}^n;i^leà sesyewK < *?1^ç;^Wk^A.W«^vftïioti vos pSPWièrKTPW Ô^^i9?.?«^/5*/î<^'?.j?f,/^^
Ba troitièiiié.iteMi àtPi^gralitude et 4* hif perfidie V'^dùk^i^ottteji ^e^rele v\égtui*M^'êréemblis ce ^uéfaimmdétmdl*^ dit saiuil feiul^ > infidêck^.pm^ancaieur:{ Galat. ^ yï^fi c^^stt^^diM:^ iransgresi seùir pflSeeté ^ ^ladoi» IToi^s àe iktonrBez ai .^à|aii i qù'aprèa ainoir goÂtiê jet esflmiBé>toif t iie qnfii ffst à^àa»hta§efn àiiBiiisf'U nepfMi^ h ;C.iiiii*a|iSDn 9viMricoipi;pacé>ia^donennr>6t lia «gloire àé éom j^ûrug'^ la h9iite;iit9èdbAèn^i6Ddfe»tfii pécàié^ije pa^rsftlèl^ foh ^ les atrantagcs de«;d»îx:i!àté»dHilttfp:è»9. Le>eiei Mpis em (Mttparhisoiif ^vec la lettre » rîsMfttité'aiMqilii^uadce', l«t plaisMrs deà''4éN»'a«cd ceux d«ta'{|<ni^V J M ci. »air(ee iBéliaV, «èua alki; <^unis> déctarer pduv oe «lernier ;• v<Mu»;:alkBtpoMioteftfiV'fo'fl fetii)|]a8<(;raiidi, phif aîMiaM^f pitt9#i^i^étre seffvi €|ueiTmtBesàiài^ CiiDieui quel otiti»g(b^a«t» à^voir^ |*lo4re:; (Vdus qtt&fiDat -p^Btagfiifulhsdthiesse $; noai^fp^etoMe égeiité iâ@me ^mour
" Eli 'èflfetV'Mf"Fr,-tou^ce quipetiif tendre tjù niëjirîs crJmînjBÎ , ie frônvcrtfaii^ (fe|tli-ci; Cfciie séràpQ'Uit'i^n choix aveuglé, et qui putssa tfôuver soùexftfséfdâttîif rî^UPi^dnce : VqiisXvez vij l vous av'^ corini^ vous avez essayé des deux partis. Ce ne s!éra pas un ehoix indFfféfeoi y tt on^roh puisse aUégoer It'imvprîse-: <ih^>ou» ^li^i instruit ,
ai*
3a4 MIIRCREDI DE LA !'• SEMAINE.
et de TOtre propre foiblesse et du péril des occasioo» ; et nne fliaf^ lienreuse expérience ne tous avoit rendu que trop habile là-dessus. Enfin } cène sera point un choix tranquille, sans remord», sans le «ri secret de la conscience , comme lorsque vous tombiez avant votre pénitence. AJbl vous frémirez avant que de passer outre; votre cœur 0*y refusera presque lui-même ; le souvenir de la grâce que vou9 aviaft. r«çue dans votre réconciliatioii , et que vous aurez indignement profeinée,.ne se présentera à vous qu'avec mille frayeurs secrètes.
Et c'est ce ^ue saint Cyptien reprochoit autrefois aux Fidèles quT «rbîent ètf le malfaetir de retomber dans Tidolâtrie durant la peraécatlon. Avant votre régénération en J. C. , M. C. F. , leur disoit- }1 , vous offensiez un Dieu que vous n'aviez jamais connu ; vous ado* ries vos'idoleà sans remords ; et cette funeste sécurité pouvoît dimi- Aber aàx'yeU^c de Dieu l'horreur de vos hommages : mais lorsqn'è- . bràiiléé paï les menaces du tyran , vous avez été conduits au Capi«* tôle, et qu'il a fallu approcher de l'autel sacrilège : Ouan^à ad Capitolhun ventum est ( Cjrpr. dé îqps. ) ^ ah ! frappés au souvenir de la grâce ^ qui depuis peuirôus avoit appelés à la lamière de TEvangile'', et retirés des dérèglemens de vos premières mœurs ; saisis de rénèrmxté d'une apostasie qui jalloit rendre inutiles tous Tes travaux de votre pénitence , et tous ïes dons que vous aviez reçus arec la fbi en J. C. , vos pas. ont commencé à cïkànceler y Idhâ^it gressus ^ Vos regards, à se troubler', càiigapit aspectus ; vos entrailles, à se fioiilèver , tretnuetuni j»i$cerk\ vos mains , à réfbmber sousteur propre poids , et à se refuser au détestable nlinisiètë dès encensemens^ hràchîaèàndiierunt^ votre langue tremblante sur 'le pôiht de redouter à J;^G.', ^*est arrêtée ; et n'a prononcé qu'avec peine les pa-» rôles de blasphèmes , Ungua hœsit; en un mot , on vous a vu appro* {pher de l'autel' où l'on vous eonduisoit pour immoler aux idoles , tteinblans, abattus^ comme sj l'on vous y eût conduits pour y être immolés vQusrdiêmea: ^'^miV^ quà morituruSéuxessU^ rogas iUifuit^. Toile sera vôtre perplexité, ame infidèle qui m'édoutez:^ sur lé point d'tunei rechute. £t^ reprend saiftit Cyprien, malgréces lumières vives quiv^us découvroient l'horreur de votre apostasie « voo^ vçus êtes prosmnés devant Tidok.; et veu» avez déclaré « àlaikee du ciel et de, la terre , que J. C. étoît un imposteur ^.et- que vous ^'avîez riea de commun avec luL AfaLM. F. ^ continuoil' cet ékiqiMBt évêqne, <tje pourreis vous le dire à laon tour, que n'avtez-votisété jusqu'ici 4}anif les ténèbres de votre première. ignoi»iicel Pourquoi avez-vous connu le Seigneur de gloire ? il vpuà auroir été bies pins avanta* geux de n'être jamais entrés dans les voies de la justioe^ que de retourner en arrière après les avoir connues* Posaquei ¥oaa avons* '110US. découvert nous-mêmes la vanité des idoles^ ? vous jne aériez que des aveugles, et vous êtes des contempteurs de J. C».$ tous ne seriez que des adorateurs insensés du démon , et vous êtes des blasphéma-* leurs 'a£fectés du Dieu véritable.
Mais en quoi , BI. F. i le m^ris du pécheur qui va retomber ,