‹ Œuvres de Massillon, évêque de ClermontChapitre 138 sur 235 · REMERC1MENT A L'ACADÉMIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

REMERC1MENT A L'ACADÉMIE FRANÇAISE

Et que] prince le mérita jamais plus justement? Hienfaisant par goût, il ne paraît déplacé que lorsqu'il faut être sévère : les refus semblent lui coûter bien plus que les grâces; et l'ingratitude elle-même n'a pu encore le corriger de sa bonté . toujours affable et gracieux, lors même qu'il ne lui est pas permis d'être libéral, son accueil devient comme le bienfait même qu'il refuse.

Il sait que la fierté a toujours été la faible ressource et la vaine décoration de la médiocrité; qu'il n'appartient qu'aux béros et aux génies su-

blimes de savoir être simples et humains; et que plus on est grand, plus on ignore l'art et l'affectation de le paraître.

Voilà, messieurs, des objets dignes des Muses et de vous. Heureux, si, ne me sentant pas capable de partager avec vous la gloire de vos travaux , je pouvais du moins en être ici le témoin et l'admirateur ; et si , appelé ailleurs par les devoirs de l'épiscopat, le regret de ne pouvoir jouir longtemps de l'honneur que vous me faites , n'égalait le plaisir que je sens de l'avoir reçu!

PARAPHRASE MORALE

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