‹ Œuvres de Mgr. Freppel (volume 4)Chapitre 81 sur 84 · DE M. JOSEPH DE LA BOUILLERIE · texte numérisé non relu

DE M. JOSEPH DE LA BOUILLERIE

lement que nous aurons la clef de ce qui est pour nous sur la terre une énigme indéchiffrable. Là, nous jugerons avec quelle bonté paternelle Dieu dispose de nous-mêmes, alors que nous serions le plus tentés de traiter de rigueur sa conduite envers ses enfants. Là, nous comprendrons que la plus terrible des épreuves peut être un bienfait, et que ce qui nous apparaît comme le comble de rinfortune est le plus souvent un effet de la divine miséricorde. Ne semblet-il pas que Notre-Seigneur Jésus-Christ luimême, par sa courte apparition sur la terre, ait tenu à nous fortifier d'avance contre la douleur que nous causent ces morts prématurées ? Pour la consolation de toutes les mères chrétiennes, Dieu a voulu que la Sainte Vierge recueillît de la croix le corps de son divin Fils, enlevé à son amour à la fleur de l'âge. Ah î que cet exemple est bien fait pour mêler un peu de baume à notre douleur. Pleurons donc notre cher défunt, mais en chrétiens pleins d'espérance et de résignation à la bonté divine. C'est ce qu'il nous dirait luimême, avec cette générosité d'âme qui lui était propre, si sa voix pouvait encore se faire entendre du milieu de ces dépouilles funèbres.

Pour des chrétiens, Fadieu est une prière.

Oui, mon cher Joseph, recevez cet adieu de votre évêque, qui vous aimait comme un autre père ; qui, après vous avoir vu enfant, avait béni vos premiers pas au seuil de Tàge mûr; qui avait appelé la grâce de Dieu sur votre jeune foyer, sur vos affections si tendres et si pures, et qui comptait sur vous pour le bien de son diocèse... Recevez cet adieu sous la forme d'une prière, et puisse cette prière appeler sur votre âme le rafraîchissement, la lumière et la paix : Requiem œternam dona ei. Domine; et lux perpétua luceat ei !

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