CHAPITRE VI
De l'inspection du Goi/verncment sur l'admimsl)alion de la Caisse flescomple.
L'inspection à laquelle était soumise la Banque de Law et qui ne la préserva point de la chute, poussa le public à la méfiance de l'intervention du gouvernement, et le porta vers les banques libres. Mais les erreurs qui ont amené la déconfiture du Système ne peuvent plus se renouveler, et le public a moins à craindre de rinspeclion gouvernementale que de la liberté des administrateurs, si cette inspection est faite selon des règles fixes, permanentes, et non accidentellement, selon les circonstances. Mirabeau eu pose les principes.
Nous croyons qu'il n'est pas nécessaire de prouver que f'autorité soumise à des règles est le premier besoin des hommes réunis. La société ne subsiste que par le maintien des droits et le respect des lois. Les uns et les autres ne pouvant être assurés que par une puissance qui réprime l'effort des intérêts particuliers, l'autorité qui remplit cette fonction, et dont il ne s'agit point ici de déterminer la nature, les formes et les rapporis, ne saurait être trop puissante et trop absolue^ ce qui ne veut pas dire illimitée; car l'autorité illimitée est Fautorité arbitraire^ source de tout mal, et le plus redoutable des fléaux qui affligent l'espèce humaine.