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C'est l'arbitraire que l'opinion publique redoute, et non l'autorité, sans laquelle aucun droit ne serait respecté. Mais les gouvernements absolus et les gouvernements arbitraires se sont si souvent ressemblés, que par une méfiance trop naturelle, on est parvenu à les confondre dans les pays où ceux qui gouvernent sont tout, et ceux qui sont gouvernés rien. On y craint l'autorité lorsqu'elle suit les règles qu'ellemême s'est prescrites, presque autant que lorsqu'elle n'a de règles que sa volonté du moment '.