‹ Œuvres de MirabeauChapitre 13 sur 168 · Pages 1 à 26 de l'édition Le Jay · texte numérisé non relu

Pages 1 à 26 de l'édition Le Jay

Le monarque aussi romanesque qu'absolu, et, qu'à si juste titre, on a comparé au Lion de la fable, défaillant et assailli*, Louis XIV, trompé par une femme hypocrite, haineuse, et par des cafards, se vit au moment de succomber sous les coups des ennemis qu'il avait bravés si longtemps; il était perdu sans les efforts généreux de son peuple, et quelques tracasseries frivoles des cours ennemies.

Nul n'osait le détromper. Trahi par tous ceux qui l'entouraient de plus près, il prépara à son état ruiné par ses profusions insensées, et par les rapines de la fiscalité, protégée et perfectionnée par ce Colbertsi longtemps encensé, il prépara, dis-je, à son état, épuisé d'hommes par sa fureur conquérante et son opiniâtre intolérance, une révolution que l'épuisement de ses sujets, et peut-être aussi la lâcheté à laquelle il les accoutuma, empêcha d'être sanglante, et rejeta toute entière sur l'or qu'il avait fait prévaloir. Son testament fut méprisé par ses sujets, qui crurent être heureux, pourvu qu'ils évitassent d'obéir au despote mort. Il ne se trouva, parmi tous les prêtres et les dévots à qui sa maîtresse avait confié l'autorité, aucun homme qui osât se montrer ferme et reconnaissant. On laissa le despotisme entre les mains de Thomme qui avait le cœur gâté et Tesprit le plus faux", quoi({ue le plus perçant, le moins de connaissance des ressorts du gouvernement et des intérêts de la nation. Cet homme leva le masque de tous les vices à

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