CHAPITRE V
Examen des promesses dwprospectus relativemenl à la nation.
Le prospectus avait promis au public que la Banque de Saint-Charles ne serait qu'une banque d'émission, et qu'elle ne chercherait ses bénéfices, ni dans les privilèges, ni dans les monopoles. Or, la Banque d'Espaene accumule les privilèges et les monopoles : escompte des lettres de change, des billets à ordre et des billets d'État, privilège de payer les sommes dues à l'étranger par la Cour d'Espagne, régie des fournitures de l'armée et de la marine; toutes opérations onéreuses à la nation espagnole.
CHAPITPvE YI
Examen des promesses du prospect u.'i retallcemeiil au.r actionnaires.
La Banque de Saint-Chailes engagée dans ces trois opérations, en réalité commerciales, et soumises, quant à leur réussite, aux mouvements politiques, n'offre pas aux actionnaires la simplicité de fonctionnement, la garantie permanente des intérêts qu'elle a promis, et son privilège de l'exportation des piastres lui a seul permis de distribuer un dividende.
En outre, la banque ne tient pas ses engagements de limiter son activité à ces trois opérations. M. Cabarrus l'a fait participer à la création de la Compagnie des Philippines, Compagnie dont le sort est des plus précaires, d'où nouvelle cause d'insécurité pour les actionnaires. ^