‹ Œuvres de MirabeauChapitre 135 sur 168 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Convient-il au./ nations étrangères de prendre intérêt n la Banque de Saint-Charles'!

Par la liberté dont jouissent les actionnaires espagnols d'emprunter à la Banque le montant de leurs propres actions, les seuls actionnaires réels sont les étranger-', et particulièrement les Français. Dans ces conditions, peut-elle leur inspirer confiance ?

A Dieu ne plaise que nos vœux et nos écrits n'appellent pas sans cesse cette époque fortunée, oîi, tout en prenant la place, la forme, les rapports que lui assigne l'immuable nature des choses, la liberté générale du commerce bannira du monde entier les absurdes jalousies qui tracassent les Nations, fera renaître une confraternité universelle, une paix constante, si nécessaire au commerce lui-même, et sans laquelle tous les avantages publics et individuels sont si douteux et si précaires. A Dieu ne plaise (jue nous descendions à examiner, si telle ou telle nation doit ou ne doit pas en favoriser telle ou telle autre, dans des mesures relatives à son commerce. Nous ne ressentirons jamais que du mépris, ou de la pitié, pour les rivalités folles, ou barbares, dont se nourrit cette politique sans règles, sans lumières, sans principes, variable comme les circonstances et les passions, qui depuis si longtemps ensanglante et désole l'espèce humaine.

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