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3. « Ce qui importe, c'est que l'argent français, nécessaire h ragriculture, au commerce, à l'industrie, aux fonds publics du Royaume, ne soit pas versé dans une banque étrangère. » P, 13.
3o2 OKUVRES DE MIRABEAU
Ohl qu'ils sont insensés, ceux qui croient que les gens en place pourraient, quand ils le voudraient, étouffer la vérité! ComiTie si tous les eiforts contre elle ne la rehaussaient pas! comme si l'homme qui Taime avec énergie n'avait pas, dans cette passion même, la force nécessaire pour agiter d'un trait de plume les Puissances de la Terre! Oui, monsieur, ils sont bien insensés; et ce n'est qu'en laveur de leur absurdité qu'on peut oublier les coups lâches et perfides qu'ils portent dans les ténèbres '.
1. Sur la réclamation des joueurs à la hausse. La lettre du comte de Mirabeau à Le Couleulx fut supprimée par un arrêt du Conseil du 24 août 1785.
On suscita contre les ouvrages de Mirabeau la publication de brochures et de pamphlets tels que les Lettres à M. le comte de Mirabeau sur la Banque de Saint-Charles et la Caisse d'escompte. « En y défendant ces deux établissements, écrit Peuchet, on y tourne en dérision leur violent adversaire ; mais sur les faits principaux, sur les points de la difficulté, on se borne à des démentis sans preuve, sans calcul, sans rapprocht-ment qui réfutent les objections. " {Mémoires sur Mirabeau et son époque, t. H. p. 379.)