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donc tonte crainte qni n'est pas nécessaire; et combien peu le sont! celle-là du moins, la plus odieuse de toutes, ne Test certainement plus. Au reste, et avant de vous décider à l'exécution d'un plan pour recruter l'armée, il faut considérer avec toute l'attention qu'il mérite celui du plus estimable de vos ministres, du baron de Hertzber^î, qui à de vastes connaissances sur les plaies profondes de votre pays, et ses moyens de salut et de prospérité, joint au plus haut degré l'esprit public et l'amour de la gloire prussienne. Il prétend pouvoir recruter votre armée par elle-même, de manière, dit-il, à pourvoie aux besoins les plus exagérés de la politique la plus inquiète ; peut-être, et probablement, ce plan peut se combiner avec mes idées; il est incontestablement un de ceux qu'on peut exécuter dès les |)remiers instants de votre règne. iMais faites-le précéder d une loi l'alTrancbissement qni appellera sur vos opérations le concours de tous les suffrages et de tous les efforts*.
Réformes immédiates : modifier le système d'earôlement; liberté de s'expatrier; abolition des traites foraines.
Une des plus urgentes opérations qui appelle vos regards, 'l qu'un seul mot peut encore exécuter, c'est une loi pour rendre aux bourgeois la liberté d'acquérir les terres nobles avec tous les droits qui y sont attachés. On a poussé l'observation de l'étrange décret qui la leur ravit, jusqu'à cette inique démence que, si une terre noble vient à être vendue pour dettes, et qu'un bourgeois veuille satisfaire à tous les créanciers, en abandonnant en outre une certaine somme au débiteur, on ne peut le lui permettre sans un ordre exprès du roi ; le plus souvent cet ordre a été refusé par votre prédécesseur, et le noble qui faisait perdre les créanciers, et laissait sans ressource le débiteur, avait la préférence. Qu'est-il résulté de cet absurde régime? Avilissement du prix des terres, c'est-à-dire, de la première richesse de l'état, au très grand désavantage des nobles qui les possèdent : dépérissement de la culture, déjà