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Pactes 37 à

LETTRE REMISE A FREDERIC-CiLILLAUME II 407

êtes loin de vouloir prescrire la manière de Tadorer ; montrez que, quelles que soient vos opinions philosophiques ou religieuses, vous ne prétendrez jatnais au droit absurde et tyrannique d'y ranger les autres mortels.

Après ces opérations préliminaires, qui, je ne saurais trop le répéter, sont bonnes dans une heure comme dans un an, et qui par conséquent seraient meilleures aujourd'hui, un coup d'œil plus particulier sur le système d'économie politique qui régit vos états vous conduira à d'autres considérations.

C'est une chose très remarquable qu'un homme tel que votre prédécesseur, distingué par l'extrême justesse de son esprit, ait embrassé un système d'écojiomie politi lue si profondément vicieux... Imj)Osilions indirectes, prohibitions extravagantes, règlements de tout genre, privilèges exclusifs, monopoles sans nombre... Tel a été l'esprit de son gouvernement intérieur, à un degré qui, s'il n'était pas odieux, serait fort ridicule '.

Criliqup de Tadministration de Frédéric II.

Sire, vous êtes dans une position tout à fait diiïérent& de celle où s'est trouvé votre prédécesseur. Les meurtrières ressources du régime fiscal sont épuisées; il est donc indispensable de changer de système Une armée ne pourra pas toujours, elle ne pourra pas longtemps faire le fonds de la puissance prussienne. Il faut donc étayer votre armée de toutes les ressources intérieures qu'une bonne adrninistration sait asseoir sur des bases solides et permanentes. Il vous faut animer véritablement l'industrie de voire nation, en profitant avec habileté de ce que votre prédécesseur vous a transmis par des moyens extraordinaires et périssables. Vous pouvez et devez jouir longtemps; il n'est donc pas absurde de vous proposer de semer pour recueillir. Des sacrifices momentanés, même de grands sacrifices, fussent-ils nécessaires aujourd'hui pour parvenir à faire

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