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mais surchargé du poids immense de dettes accumulées, les désordres de tout genre, introduits dans les finances par des ministres impérites et déprédateurs, le système meurtrier des emprunts sans impôts, qui fait l'admiration des ignorants, fit l'effroi des sages ; et la crise où se trouve l'Etat, l'obscurité profonde qui couvre la situation de ses finances, une inégalité mal connue, mais certaine, entre ses revenus et ses charges, ont rendu inévitablement nécessaire un nouvel ordre de choses ; la nation peu instruite est fatiguée, dégoûtée, effrayée des impôts, et tout crédit paraît perdu. Ce n'est qu'au denier le plus onéreux que le gouvernement peut obtenir des usuriers quelques secours incertains et précaires, car la plupart de ceux qui se présentent à lui comme des préteurs, ne sont que des emprunteurs qui, ne pouvant tirer nul parti de leur papier, préfèrent de l'échanger contre celui de l'Etat. Eh! quelles économies n'absorberait pas alors la fâcheuse nécessité des emprunts à des taux excessifs! Considérez surtout quels changements ont été introduits dans les mœurs, par le système des emprunts viagers qui a naturalisé dans la capitale cet égoïsme étranger à la reconnaissance et à la crainte du déshonneur ; cet égoïsme, fléau de l'amitié, poison de la sensibilité, cet égoïsme propagateur du célibat, qu'on a vu, au mépris de tous les devoirs, accourir à la bourse, ses champs et ses châteaux à la main ; cet égoïsme qui, après avoir grossi ses trésors des trésors publics, insulte ouvertement à la misère des peuples, en attaquant, à lafois, la patrie,lasociété, la nature. Que de maux à la fois! Mais donnez à ce pays une constitution, oh! que de grandes, fécondes, intarissables richesses va vous prodiguer ce sol que vous croyez épuisé, ce peuple qui vous paraît découragé! Rendez la dette vraiment nationale, en intéressant les sujets à la reconnaître par la certitude qu'ils décréteront désormais eux-mêmes leurs tributs; substituez le crédit de l'état à celui de ses ministres; établissez sur le droit du refus la confiance et le désir de donner; fondez sur les impôts que vous n'«»btiendrez jamais d'une manière plausible, généreuse et vraiment efficace, (ju'en laissant aux contribuables le soin de les voter, et
celui de les répartir, les indubitables hypothèques, les emprunts nécessaires pour amortir, changer de nature, liquider, alléger la dette, la rendre mobile et temporaire, et profiter ainsi des avantages que ce pays, une fois muni d'une constitution, aura même, à cet égard, sur la Grande- Bretagne, dont la dette cohérente, une et permanente, demande des efforts énormes pour en soulever la plus légère partie, et tout sera possible, tout sera facile. Eh! cette Grande-Bretagne, si étonnante par lincalculable abus de -on crédit, a-t-elle jamais eu d'autre levier pour supporter ses charges énormes, et déployer sa puissance, que le droit de voter ou de refuser l'impôt, et le respect inviolable de la foi publique?
L'expérience de tous les temps, de tous les lieux, dit assez si l'influence de ces deux grands ressorts est douteuse. La Turquie est le pays le plus esclave de la terre; le peuple n'y paie rien : le despote n'y a nul crédit. La nation anglaise est la plus libre de l'Europe, elle accorde incomparablement plus de tributs que toute autre, et le gouvernement y jouit d'un crédit sans bornes.
Une constitution, voilà donc la base de toute économie, de toute ressource, de toute confiance, de toute puissance !
Ils seraient tout à fait ignorants de la nature des choses et des hommes, ceux qui croiraient que l'autorité royale peut être affaiblie par ce qui augmentera d'une manière incalculable sa puissance; ils seraient plus, ils seraient les criminels calomniateurs d'une nation généreuse, d'un peuple adorateur de ses souverains, dont le dévouement, souvent trop aveugle, ne connut jamais de bornes, et se signala par des exemples que n'offrirait l'histoire d'aucune autre nation. On parle sans cesse des secours qu'il faut lui demander. Ce ne sont point des secours que décrétera la nation, le jour où elle sera assemblée, ce sera le remède efficace et complet des maux de l'état, qui sont tous renfermés dans le désordre de ses linances. Malheur à qui parlera alors de secours l Malheur à qui hésitera sur tous les sacrifices nécessaires pour maintenir la foi publique, l'honneur national, et rétablir nos affaires au dedans,
notre considération au dehors; le jour où il s'agira de stipuler les échanges qu'on offrira au souverain, en retour d'un si bel acte de justice et d'utilité!
Vous qui, tantôt vendus, tantôt acheteurs, croyez que Ton commerce avissi de l'amitié, dites encore, dites quel intérêt m'a dicté ces dernières pages; analysez le venin qu'elles contiennent; montrez mes intentions perverses dans toute leur turpitude...
Ah! croyez-moi, efforcez- vous de trouver un crime dans mon silence, mais ne le cherchez jamais dans mes écrits : ils sont trop au-dessus de vos atteintes. Peut-être ils ne résisteront pas à la lime du temps; mais ils braveront toujours la dent de la calomnie. L'injustice passagère des esprits légers ou mécontents, qui prennent les bruits du jour, ou l'humeur des contrariétés privées, pour Tesprit et Uopinion publics, ne me découragera pas dans la carrière que j'ai entrepris de fournir. Justice me sera faite; le temps la rend à tous. Eh ! que serait-ce donc que quinze années consacrées à la publication des vérités les plus périlleuses que jamais Français ait professées, si elles ne donnaient pas le droit de n'être déclaré apostat de ses propres principes qu alors qu'on les a démentis.
Non, non, si je n'ai point écrit, si je n'écris pas dans ces moments de fermentation et de partialités, ce n'est pas que mon parti ne soit pris, ou que je craignisse de l'avouer, ce nest pas qu'entre le fanatisme parlementaire * qui excite ma pitié, et la servile déférence au signal de l'autorité qui me ferait horreur, je ne susse conserver mon indépendance, et déclarer mon opinion particulière, c'est que, convaincu comme homme des bonnes intentions du gouvernement, je ne me dissimule pas qu'au milieu de la grande et salutaire révolution qu'il vient de commencer, il reste de justes sujets d'alarmes à une nation trop souvent trompée, et surtout trop souvent déçue par l'instabilité des principes de l'administration.
1. Les amis de Mirabeau lui avaient reproché son écrit Réponse aux alarmes des bons citoyens publié cbntre le Parlement à la demande du ministère.
Dans mon opinion personnelle, la guerre aux parlements ne doit être faite qu'en présence de la nation. Là, et seulement là, ils peuvent et doivent être circonscrits dans leur caractère de ministres de la justice. Là, et seulement là, ils seront par la force des choses réduits à leur véritable stature. Toute leur force est dans la détresse du gouvernement et le mécontentement des peuples; commencez donc par faire disparaître ce mécontentement et cette détresse; la méfiance publique, les embarras du fisc, les difficultés de tout genre s'évanouiront le jour de la convocation d'une assemblée nationale, et les corps judiciaires qui n'ont feint de la provoquer que pour obtenir de meilleures conditions du gouvernement, seront un hors-d'œuvre dans la constitution nationale.
Mais si, à la place des droits qu'ils ont usurpés, les Français ne voient pas naître une constitution sanctionnée par leur consentement, nul d'entre les honnêtes gens ne voudrait effacer les derniers vestiges de nos libertés mourantes. Si la volonté d'un seul devait faire désormais la loi, pourquoi nous mêlerions-nous des disputes qui s'élèvent entre le monarque et les mandataires de son autorité? Qu'aurions-nous à perdre à cette guerre? Ou plutôt, comment ne serions-nous pas tentés d'encourager la résistance des seuls corps qui aient conservé le droit de composer avec cette terrible volonté?
Je n'ai jamais varié dans ces principes, et malheur au citoyen qui ne les avouerait pas.
A la vérité, les parlements sont abattus, et la constitution n'existe pas; elle ne peut naître qu'au sein des Etats généraux, et ceux-ci ne peuvent pas être assemblés en un instant. C'est là le grand inconvénient du plan qu'on a suivi. La constitution n'est pas, mais tout la présage, tout la prépare, tout conspire tellement à la hâter, que la précipitation est ici plus à craindre que les délais. Peut-être aurait-elle obtenu un succès plus complet, la conduite qui aurait mis le gouvernement à même de se passer du parlement par le fait jusqu'aux Etats généraux, sans montrer la hâte de s'en passer par le droit, hâte excusée sans doute par l'anarchie
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trop véritable où Tincroyable délire des parlements précipitait le royaume; mais hâte malheureuse, qui seule a fait douter qu'on voulait réellement assembler la nation.
Cependant, parce que dans mon opinion le gouvernement na pas pris le meilleur parti, devais-je contrarier de ma voix le bien qu'il a commencé, le décourager de celui qui lui reste à faire, concourir avec tant d'insensés à préparer le règne de la force, à provoquer la tyrannie? Devais-je appuyer et propager des soupçons que je ne partage pas?
Eh! comment croirais-je en effet que Ton ôtera à la nation le fantôme qu'elle a longtemps regardé comme le gardien de ses droits, sans l'appeler à en surveiller elle-même la conservation et l'exercice? qu'il se trouvera un mortel assez présomptueux pour ordonner à vingt-quatre millions d'hommes une, constitution malgré eux? Qu'un ministre osera conseiller ou saura persuader au monarque de repousser le vœu unanime d'un grand peuple, et rendre ainsi notoire à tous, dans un siècle de fermentation et de lumières, qu'un souverain légitime, très absolu, vise au despotisme, qu'il prétend au pur et simple arbitraire? Certes, il serait bien téméraire, celui qui répondrait que dans des circonstances exagérées par la méfiance publique, envenimées par les malveillants, un tel plan n'exciterait pas d'insurrection, et s'il en arrivait une, est-il donné à la sagesse humaine d'en calculer les suites?
Supposez au contraire un système vraiment national, tout s'applanit de soi-même. Le Roi, plus puissant, mieux obéi que jamais, ne trouvera parmi toutes les classes de ses sujets qu'espoir et docilité. Au premier mot solennel qui indiquera l'époque précise d'une assemblée nationale, les bons citoyens, les hommes paisibles, les Français, qu'on ne parviendra jamais à dégoûter de la monarchie, parce qu'ils savent que la France est géographiquement monarchique, se rangeront à l'envi du côté de l'autorité : les hommes turbulents, les corps inquiets perdront tous moyens d'exciter le plus léger orage. Enfin, et pour tout dire dans un mot, il n'y a de difficulté grave à craindre dans la crise où le royaume parait plongé, que celles qui résulteraient de cette
terrible maladie des ministres, de ne pouvoir pas se résoudre à donner aujourd'hui ce qui leur sera infailliblement arraché demain.
Il est impossible que ces vérités simples aient échappé au gouvernement; s'il voulait tromper, il ne tromperait que lui; car enfin les ministres et le souverain même passeront, mais la France restera, et c'est un trop bel héritage pour le compromettre, ou pour l'amoindrir. Il est impossible qu'on y veuille substituer la puissance de la baïonnette à celle des lois, les ressources de l'oppression à celles de la confiance, le crédit des exacteurs à celui de la nation, il est impossible qu'on ne recoure pas aux États généraux, ne fût-ce que comme à la dernière ressource de nos finances, et Louis XYI n'a pas mérité que, dans une si grande révolution, on lui supposât une vue si courte, un sentiment si aride.
Voilà ma profession de foi; je la crois sans équivoque. Je ne l'ai pas rendue plutôt publique, ici même, je ne la développe point encore autant qu'elle pourrait l'être, parce que je ne crois pas qu'il soit temps de rien publier sur les États généraux. L'instruction est trop rare, la fermentation trop grande, l'esprit de parti trop actif, il faut laisser passer les plus pressés, il faut tout entendre, tout résumer, tout prévoir, tout approfondir, et ne pas donner un travail incomplet ou hâté, dans une occasion si imposante, où la nation française va enfin être jugée; car jusqu'ici l'administration nous a trop bien justifiés en nous écartant de toute influence dans le gouvernement, aujourd'hui que la force des choses nous donne cette influence, on pourra prononcer enfin si nous sommes dignes de la liberté.
Pour moi, au prix de toutes les couronnes, je ne me prostituerais pas dans une cause équivoque où le but serait incertain, le principe douteux, la marche effrayante et ténébreuse ; mais dans les circonstances publiques, je ne me croirais pas moins coupable envers la nation, si je calomniais l'autorité royale et les intentions du monarque, que si je servais le pouvoir arbitraire ou les vues particulières des ministres.
En dépit des démagogues furieux, comme au mépris des vizirs oppresseurs, s'il en était, je conserverai jusqu'au tombeau cette inflexible indépendance qui seule a fait ma force contre les autres et contre moi-même; qui seule m'a valu des succès, qui seule peut me rendre utile à mon pays, le jour où sous l'inspiration de ma conscience, et Tirrésistible empire de ma conviction, citoyen pur, sujet fidèle, écrivain vierge, je me jetterai dans la mêlée, et pourrai dire : Ecoutez Ux\ homme qui n'a jamais varié dans ses
PRINCIPES, NI DÉSERTÉ LA CAUSE PUBLIQUE, OU LES INTÉRÊTS SACRÉS DE LA LIBERTÉ.
Dès son premier voya^^e en Allemagne, Mirabeau avait esquissé le plan de la Monarchie Prussienne, et avec la collaboration très active du major Mauvillon, il poursuivit son projet, tenacement, malgré les hasards d'une existence surchargée de besognes et de travaux.
Il semble que Mirabeau ait hésité pour l'emploi qu'il devait faire de la Monarchie Prussienne, s'il valait mieux présenter
1. De la Monarchie Prussienne, sous Frédéric-le-Grand ; avec un appendice contenant des recherches sur la situation actuelle des principales contrées de rAllemagne. Par le comte de Mirabeau. Epigraphe :
Habuevunt virlutes spatium exemplorum .
(Tacite. Agricolse vita, § 8.)
Londres, 1788 : deux éditions : en 4 vol. in-4o ; en 8 vol. in-S". Avec un portrait de Frédéric H, et un atlas de Mentelle.
De la Monarchie Prussienne devait Ttre primitivement imprimée par Fauche, à Hambourg, le manuscrit vendu 20.000 francs par Mirabeau, mais à la suite de difficultés, l'impression en fut confiée à Le Jay fils, associé pour cette édition avec Volland, Desenne et Fauche.
Mirabeau avait demandé à M. de Montmorin d'en autoriser la publication, au moins tacitement (lettre du 8 octobre 1787), mais il semble, d'après la correspondance avec Mauvillon, que les tractations à ce sujet eurent diverses chances. De la Monarchie Prussienne ne parut en effet qu'à la tin d'août 1788 : on avait commencé à tirer en mai.
son manuscrit comme un vaste rapport sur une puissance étrangère, au gouvernement français, ou bien le rendre public en l'éditant *. C'était, dans l'esprit de Mirabeau, un ouvrage qui devait lui assurer un poste conforme à son talent et à son ambition*, ou bien affermir sa réputation d'écrivain politique qui n'était soutenue que par des œuvres de circonstance encore discutées.
Il avait mené en Allemagne une enquête fort étendue, mettant à prolit ses lettres d'introduction qui lui donnaient ses entrées chez les princes et les ministres allemands, pour obtenir des documents peu connus, des mémoires, des états statistiques, des rapports, toutes pièces qu'il chassait infatigablement et avec succès. Il ne négligeait aucun des livres qui pouvaient être utiles à son grand ouvrage, il les achetait, se les faisait communiquer, interrogeait les hommes qualifiés pour se rendre compte de leurs défauts et de leur valeur. Avec sa bonhomie rusée, sa hauteur naturelle, sa connaissance profonde du maniement des hommes, il se servait des plus humbles ouvriers comme des plus importants personnages =^.
Le major Mauvillon^ était le metteur en œuvre des docu-
1. f< Aimez-moi donc toujours, mon bon ami; hâtez plus que jamais votre grand travail qui fera de deux choses l'une, ou notre gloire, ou notre fortune; car si je Tiuiprime ce sera sous nos noms (dans la préface de la Monarchie Prussienne, Mirabeau cite Mauvillon comme un collaborateur^, et je vous réponds de l'ouvrage : s'il sert, comme je persiste à le croire, au gouvernement de France, et qu'à ce compte il se le réserve, je ne serai pas placé saus vous, je vous en donne ma parole, et mon plan est déjà fait. {Lettres du comte de Mirabeau, Liège, 24 mai 1781.)
2. « C'est toujours l'ouvrage sur la Prusse à la main que je veux aborder M. de Toulouse qui en a une grande attente. »{Ibid.^ 11 mai 1787).
3. « Ci-joint une note sur le tabac que m'a donnée un vieux reitre d'employé ». [Ibid., Paris, 1" février 1787).
En outre de Mauvillon, Mirabeau eut comme collaborateur pour la Monarchie, Laveaux, professeur à l'Académie Caroline de Stuttgart.
4. Mirabeau, très satisfait de la collaboration de Mauvillon, voulait l'associer à tous ses travaux littéraires, après l'avoir arraché au service du duc de Brimswick. 11 projetait une enquête sur l'Angleterre, analogue à celle qu'il avait menée pour la Monarchie Prussienne, à la mort de son père, ou avec le concours du ministère français, estimant à 20.000 francs ce travail (lettre à M^"^ de Nehra,
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meiits recueillis par Mirabeau, et nous avons vu comment il lui indiquait avec précision les idées générales à développer, comment il lui communiquait son enthousiasme.
De la Monarchie Prmsienne n'est pas la simple compilation que tous les critiques qui ont étudié Mirabeau se sont bornés à citer sommairement, c'est une œuvre exécutée sur un plan bien établi, d'après une conception particulière de l'histoire, économique et philosophique'. Basée sur des faits et des statistiques, elle tend à développer des idées générales, et par
13 juillet 1787); il préparait un journal composé de traductions allemandes. « Il est temps, écrivait-il, d'établir un pont de commujiication entre la philosophie allemande et la philosophie française, et il ne faut pas qu'une entrt^prise si loual)le soit abandonnée à des grimauds (lettre à Mauvillon, novembre 1787). 11 pensait encore à Mauvillon, pour la partie allemande, lorsqu'il espérait créer à Paris un journal oii seraient reproduits le? meilleurs extraits des journaux d'Europe. {Lettres du comte de Mirabeau, septembre 1788.)
1. Voici la division de la Monarchie Prussienne : Dédicace. Préface. Catalogue des livres allemands que l'auti^ur a eus sous les yeux et compulsés p('ur exécuter cet ouvrage. Evaluation des monnaies, poids et mesures. Livre I. Considérations générales sur l'élévation de la maison de Brandebourg. Livre 11. Géographie et population. Livre III. Apiculture et productions naturelles. Mémoire sur les produits du règne minéral de la Monarchie Prussienne et sur les moyens de cultiver cette branche de Téconomir politique, par M. de Heinitz, ministre du département des Mines. Livre IV. Manufactures. Livre V. Commerce. Livre VI. Revenus et dépenses. Appendice du sixième livre ou pièces relatives à la régie générale des droits du roi de Prusse. Sur de La Haye de Launay, régisseur général des droits du roi de Prusse. (De La Haye de Launay répondit à cet appendice, et sa réponse existe à la Bibliothèque nationale, section des manuscrits : Justification du système d'économie •politique et financière de Frédéric II, pour servir de réfutatioji à tout ce que M. le comte de Mirabeau a hasardé à ce sujet dans son ouvrage de la Monarchie Prussienne, par le conseiller intime et admmistrateur général de ses droits, de La Haye de Launay. — L'exemplaire de la Nationale contient des feuilles intercalaires où sont rétorqués les arguments de la justification. Xi l'écriture, ni le style ne sont de Mirabeau.) Livre VII. Affaires militaires. Appendice du septième livre ou principes de la tactique actuelle de l'infanterie des troupes les plus perfectionnées, avec des considérations sur les particularités de la tactique de la cavalerie. Tactique Prussienne. Livre VIII. Religion, instruction, législation, gouvernement, résumé et conclusion. — Appendice : Considérations sur la situation de quelques-
la critique du gouvernement de Frédéric II, à déterminer les règles de Tadministra^ion des États européens, selon des principes de tolérance et de liberté.
En outre de la revision du texte de la Monarchie Prussienne^ certaines parties sont entièrement de Mirabeau, et nous donnerons la conclusion, qui est en quelque sorte la synthèse de l'ouvrage *.