‹ Œuvres de MirabeauChapitre 21 sur 168 · E.sfher, acte 3, scène · texte numérisé non relu

E.sfher, acte 3, scène

3. Regum limendorum in pvoprios grèges, Reges in ipsos imperium est J-jvis

(Horat).

4. Remota justifia, quid sunt régna nisi magna lalroc'niia "] Saint-Augustin).

0. nie veritutis defensor esse débet gui cum recle sentit, loqui non me fuit îiec erubescit.

32 CEUVRES DE MIP.ABEAU

les despotes tâchent de bigarrer nos mœurs, et qui suit constamment la marche de la corruption.

Qu'il faut craindre de ressembler à ces Bretons, chez lequels Agricola introduisit le luxe et Télégance romaine, qui y firent de tels progrès, que les peuples conquis imitaient jusqu'aux vices de leurs maîtres et décorèrent du nom de politesse la partie la plus réelle et la plus durable de leur servitude\

Que, dans )es siècles polis, où les mœurs sont revêtues d'un vernis si uniforme et si agréable, celte écorce séduisante couvre tous les vices, je veux dire la cupidité,^ Vorgunl et la lâcheté.

Que la douceur, l'indolence, l'inertie présagent la décadence, et masquent la servitude.

Que la mollesse est plus dangereuse en France qu'en tout autre pays, parce qu'ailleurs elle abrutit, et qu'en France elle rend V esprit faux et délicat*^ de sorte qu'elle a plus tôt altéré les mœurs.

Que ce sauvage Athénien, qui répondit aux offres de service du despote macédonien, fois pendre P/iitipi e\ n'était pas propre, sans doute, à être courtisan; mais qu'il était bien moins susceptible encore d'être un vil esclave, et que nous aurions besoin aujourd'hui de tels hommes plutôt que de diserts orateurs*.

1. Paulatimque discessum ad delininienta vitiorum porticus, et halnea, et conviviorurn elerjanliam', idque a/iud imperitos liutnaniias vocabatur, cum pars seivitutis esset ». (Tacite, Vit. Agricol.).

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