‹ Œuvres de MirabeauChapitre 99 sur 168 · Mort en 1349. {Note de Lucas de Monligny · texte numérisé non relu

Mort en 1349. {Note de Lucas de Monligny

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Mirabeau écrit l'histoire d- ses ancêtres. Le fils de Pierre, Antoine I*^"", tut juge-mage de la Provence, et c'est lui, croit l'historiouraphe qui transplanta sa famille à Digne. Son fils Jacques acheta en 1412 la co-seigneurie de Riez, viile épiscopale, mais ce n'est que deux ^vénérations après lui que les diverses branches des Ri'jueti s'installèrent à Maiseille, où la faniille commença à briller, avec Honoré I^"", petit-fils de Ja( qwes de Riqueti. Jean de Riqueti, fils d'Honoré, fut consul à Marseille en 1562, et il [Tii le parti du roi contre les protestants. Mêlé à de nombreuses aitaires, il devint riche, et il acqu4 les terres de Mirabeau, de Beaumoiit et <le iNé;ireant. Honoré II, i]]< de Jean d^ Riqueti, soutint comme son père l'autorité royale à Marseille: il eut en 1614 des letties de geniilhomme de la Chamltre. Premier consul en 1621, il est député pour aller saluer Louis XIII qui assiè^ie Montpellier, et le roi emmène son fils Thomas à la cour. Celui-ci fit la guerre en Italie, et, revenu à Mai seille, il y mène grand train. C'est lui qui y introduisit hs livrées. Il diminue la fortune de la famille. La terre de M rabeau fut élevée eu marquisat sous Honoré m (né en 1622, mort en 1687), qui se relira dans son domaii e pour y vivre d'économie. Il est élu premier pi ocureur du pays en 1678, il s'installe à Aix, et est député par Marseille pour présenter les doleames au roi. Honoré Ul eut deux fils dont Jean-Antoine, grand-père de Mirabeau. Histoire des cinq frères d'Honoré Ili.

Jean-Antoine de Riqueti, né le 29 septembre 1666, se trouva le chef de sa famille à l'âge de vingt et un ans : il avait eu un frère aîné ' mais qui mourut jeune.

Son père avait été élevé à Paris avec beaucoup de soin. Mais Honoré IIÏ ne suivit pas le même plan pour ses fils; u L'étude des collèges ne lui avait servi à rien », disait-il ; c'en fut assez, à son avis, pour s'en tenir au préjugé du temps, où l'on pensait qu'il suffisait d'élever rustiquement la jeune noblesse, et que l'usage du monde faisait le reste. Jean-Antoine et son frère Annibal passèrent donc leur enfance à Mirabeau, sous les yeux d'un excellent père et d'une mère digne de lui, mais avec des exemples domes-

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