SCENE IL
PSICHÉ, AGLAURE, CIDIPPE.
Suivezle Roi, mes sœurs,vous essuierez ses larmes,
Vous adoucirez ses douleurs ;
Et vous l'accableriez d'alarmes , Si vous vous exposiez encore à mes malheurs.
Conservez-lui ce qui lui reste ; Le serpent que j'attends peut vous être funeste ,
Vous envelopper dans mon sort , Et me porter en vous une seconde mort. Le ciel m'a seule condamnée
A son haleine empoisonnée ;
Rien ne sauroit me secourir ; Et je n'ai pas besoin d'exemple pour mourir.
AGLAURE
Ne nous enviez pas ce cruel avantage , De confondre nos pleurs avec vos déplaisirs , De mêler nos soupirs à vos derniers soupirs : D'une tendre amitié souffrez ce dernier gage. P S i c H É.
C'est vous perdre inutilement.
CIDIPPE.
Cest en votre faveur espérer un miracle,