‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 110 sur 433 · Z E P II I R E · texte numérisé non relu

Z E P II I R E

Fort bien. Vous ne pouvez mieux faire ; Et vous entrez dans un mystère Qui ne demande rien d'enfant.

l'amour.

Ce changement , sans doute , irritera ma mère.

Je prévois là-dessus quelque peu de colère.

Bien que les disputes des ans Ne doivent point régner parmi les immortelles , Votre mère Vénus est de l'humeur des belles

Qui n'aiment point de grands enfans.

Mais où je la trouve outragée, C'est dans le procédé que l'on vous voit tenir ;

Et c'est l'avoir étrangement vengée , Que d'aimer la beauté qu'elle vouloit punir ! Cette haine où ses vœux prétendent que réponde La puissance d'un fils que redoutent les Dieux

Laissons cela , Zéphire , et me dis si tes yeux Ne trouvent pas Psiché la plus belle du monde. Est-il rien sur la terre, est-il rien dans les d'eux Qui puisse lui ravir le titre glorieux De beauté sans seconde ?

Mais je la vois, mon cher Zéphire , Qui demeure surprise à l'éclat de ces lieux. VI. i3

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