ACTE I, SCENE I
Contre votre partie éciaiez ua peu moins , Et donnez au procès une part de vos soins.
ÂK.CB8TE.
Je n'en donnerai point , c'est une chose dite.
PHILIlfTE.
Mais qui voulez-vous donc qui pour Vous sollicite ?
ALCÊStv:
Qui je veux? La raison, mon bon droit, Téquité;
PHILIITTE.
Aucun juge par vous ne sera visité ?
ALG£ST£.
Non. Est-ce que ma cause est injuste ou douteuse?
PHILIITTE.
Ten demeure d'accord; mais la brigue est fâcheuse, Et.*..
ALG£ST£.
Non. J*ai résolu de n'en pas faire un paç.
J'ai tort, ou j'ai raison.
PaiLIJUTE.
Ne vous y fiez pas.
ALCBSJTE.
Je ne remuerai point.
Votre partie est forte, Et peut, par sa cabale, entraîner.*..
▲ LC£8T£.
. Il n'importe.
PAIMHTJB.
yotts vous trompetesBk
ALiCESTB.
Soit J'en Tetix Yoir le succès.
PHILIHTE.
Mais....
ALCEST£.
Saurai le plaisir de perdre mon procès. ^
PHILINTJE.
Mais enfin....
At/GBSTE.
Je verrai dans cette pfaiiderie5 Si les hommes auront assez d^effronterie, Seront-assez médians, scélérats et pervers, Pour me faire injustice aux yeux de l'univers.
PHILIITTS.
Quel homme !
ALCESTE
Je voudrois , m'en coûtât-il grand'chose, Pour la beauté du fait avoir perdu ma cause.
PHILINTE
On se riroit de vous, Alceste, tout de bon, Si Ton vous entendoit parler de la façon.
ALCESTE
Tant pis pour qui rirok.
PHILllfTE.
Mais cette rectitude Que vous voulez en tout avec exactitude , Cette pleine droiture, où vous vous renfermez, La trouvez- vous ici dans ce que vous aimez?
Je m'étonne, pour moi, qu'étant, comme il le semble, Vous et le genre humain, si fort brouîHés ensemble,