ACTE V, SCEIfE I
)I4J3 enfin ^ vos soin$ sont superfitu; Que fwvM-vowj monsieur 9 me liàte ïk-éemm?
Aurez-Vous bien le front ^ me vouloir , en face , Excuser lét^honetxn de idutoe qui se-passe?
Non , je tomfae d'àdoerd de tout ce «pi'il vouipktt ;
Tout mardbd paw cabale, et par pur intérêt;
C0 n'est pliieque la rme , aujourd'hui , qui remporte,
Et les hommes devrment être faits d'autre sorte.
Mais esttbe une raispn que four peu d'équité,
Pour vouloir j^e tirer de leur soeiété ?
Tous ces défauts humains nous donnent, dans la vie,
Des moyens d'exercer notre philosophie.
C*es|: Iç plus bel emploi que troyve la vertu ;
Et si de probité tout étoit revêtu ,
Si tous les cœurs étoient francs, justes et dociles,
La plupart des vertus nous seroient inutiles,
Puisqu'on en met. l'usage à pouvoir, san$ ennui ^
Supporter dans nos droits Tinjustieie d'autrui ; .
Et 9 de'tniènie qu'un cœur d'une vertu profonde,...
ALÇESTE.
Je s^isque vous parlez, monsieur, le mieux du monde. En beaux vaisonnemens vous abondez, toujours; Mais^vo<|sp9rdeiE le temps, Btlousvos beaux discours. La raison , pour mon bien ,, veut que je me retire ^ Je n'ai ppmt sur ma langue un assf z grand empire ; De ce que je dirois je ne répondrois pas. Et je me jetterois cent chdses $ur les bras.
Laissezrmoi 7 sans dispu te y. attendre fi^h^^i^^*
Il faut qu'elle consente au dessein qui m*ainène; Je vais voir si son cœur a de Famoiir pour moi j Et c'est ce inoment*ci qui doit m'en faire foi.
PHILIlfTE.
Montons ohez Éliante , attendant sa venue.
If on. De trop, de souci je me sens l'âme émue.
Allez-vous-en la voir, et me laissez enfin
Dans ce petit coin sombre , avec mon ncur chagrina '
PHILIlfTE.
C'est une compagnie étrange pour attendre; Et je vais obliger Éliante à descendre.