‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 280 sur 310 · ACTE V, SCEIfE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCEIfE I

)I4J3 enfin ^ vos soin$ sont superfitu; Que fwvM-vowj monsieur 9 me liàte ïk-éemm?

Aurez-Vous bien le front ^ me vouloir , en face , Excuser lét^honetxn de idutoe qui se-passe?

Non , je tomfae d'àdoerd de tout ce «pi'il vouipktt ;

Tout mardbd paw cabale, et par pur intérêt;

C0 n'est pliieque la rme , aujourd'hui , qui remporte,

Et les hommes devrment être faits d'autre sorte.

Mais esttbe une raispn que four peu d'équité,

Pour vouloir j^e tirer de leur soeiété ?

Tous ces défauts humains nous donnent, dans la vie,

Des moyens d'exercer notre philosophie.

C*es|: Iç plus bel emploi que troyve la vertu ;

Et si de probité tout étoit revêtu ,

Si tous les cœurs étoient francs, justes et dociles,

La plupart des vertus nous seroient inutiles,

Puisqu'on en met. l'usage à pouvoir, san$ ennui ^

Supporter dans nos droits Tinjustieie d'autrui ; .

Et 9 de'tniènie qu'un cœur d'une vertu profonde,...

ALÇESTE.

Je s^isque vous parlez, monsieur, le mieux du monde. En beaux vaisonnemens vous abondez, toujours; Mais^vo<|sp9rdeiE le temps, Btlousvos beaux discours. La raison , pour mon bien ,, veut que je me retire ^ Je n'ai ppmt sur ma langue un assf z grand empire ; De ce que je dirois je ne répondrois pas. Et je me jetterois cent chdses $ur les bras.

Laissezrmoi 7 sans dispu te y. attendre fi^h^^i^^*

Il faut qu'elle consente au dessein qui m*ainène; Je vais voir si son cœur a de Famoiir pour moi j Et c'est ce inoment*ci qui doit m'en faire foi.

PHILIlfTE.

Montons ohez Éliante , attendant sa venue.

If on. De trop, de souci je me sens l'âme émue.

Allez-vous-en la voir, et me laissez enfin

Dans ce petit coin sombre , avec mon ncur chagrina '

PHILIlfTE.

C'est une compagnie étrange pour attendre; Et je vais obliger Éliante à descendre.

Page 1