‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 289 sur 310 · CÉLIMÈNE,ÉLUNTE, ARSINOÉ, ALCESTE · texte numérisé non relu

CÉLIMÈNE,ÉLUNTE, ARSINOÉ, ALCESTE

PHIUNTE.

' ARSINOÉ, àCéUmèaii.

Certes, voilà le trait du monde le plus noir, Je ne me saurois taire , et me sens émouvoir. Voit-on des procédés qui soient pareils aux vôtres? Je ne prends point de part aux intérêts des autres.

( montrant Alcèste. )

Mais nv>nsieur,jque chez vous fixoit votre bonheur, Un homme, comme lui, de mérite et d'honneur, Et qui vous chérissoit avec idolâtrie, Devroit-il....

ALCESTE

Laissez-moi, madame, je vous prie , Vider mes intérêts moi-même là-dessus , Et ne vous chargez point de ces soins superflus. Mon. cœur a beau vous voir prendre ici sa querelle, Il n'est point en état de payer cç grand zèle; Et ce. n'est pas à vous que je pourrai songer. Si, par un autre choix, je cherche à me venger.

ARSINOE.

Eh! croyez- vous, monsieur, qu'on ait cette pensée, Et que de vous avoir on soit t^mt empressée ? Je vous trouve un esprit bien plein de ;\ranité, Si de cette créance il peut s'être flatté.

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