LIV. XXVIII, CHAP. XLV
avee le droit romain, de sorte que ces deux droits divisent les territoires, il est pourtant vrai que plusieurs dispositions du droit romain sont entrées dans nos coutumes, surtout lorsqu^on en fit de nouvelles rédactions dans des temps qui ne sont pas fort éloignés des nôtres , où ce droit étoit Pobjet des connoissances de tous ceux qui^ se destinoient aux emplois civils; dans des temps où Ton ne £aisoit pas gloire d^ignorer ce que Ton doit savoir , et de savoir ce que Ton doit ignorer; où la facilité de Tesprit servoit plus à apprendre sa profession qu^à la faire; el où les amusemens continuels, n^étoient pas même Tattribut des femmes.
Il aùroit fallu que je mVtendisse davantage à la fin de ce livre; et qu'entrant dans de plus grands détails, j'eusse suivi tous les ehangeoMna insensibles qui, depuis Touverture des appels, ont formé le grand corps de notre jurisprudence firançaise. Mais j'aurois mis un grand ouvrage datifr ua graad ouvrage. Je suis comme cet an-* tiquaire qui ^rtit de soapays, arriva en Egypte, jeta un coup d'«eil sur les pyramides, et.&'en retourna (i).
(i). Dans le Spectateur anglaîi.
38S DE l'esprit des lois.