‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 267 sur 341 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Que les lois qui paroissent contraires dérivent quelquefois du même esprit.

On ya aujourd'hui dans la maison d'un homme pour l'appeler en jugement; cela ne pouvoit se Élire chez les Romains (d).

L'appel en jugement ëtoit une action violente (3) , et comme une espèce de contrainte par eoFps (4) ; et on ne pouvoit pas plus aller dans la- maison d'un homme pour l'appeler en jugement, qu'on ne peut aujourd'hui aller contraindre par corps dans sa maison un homme qui n'est condamne que pour des dettes civiles.

Les lois romaines (5) et les nôtres admettent

(i) Rescrit de l'empereur Pie , dans la loi m, $ i et 2» ff. de bonis eorum qui ante tententiam morttm sihi conseiverunt, (a) Leg. 18 , ff.de in Jus vocando.

(S) Voyes U loi des douze tableg. •

(4) Rapit in jus, Horace , Uy. I , Bat. iz. C'est pour cela qn'oo ne pouYoit appeler en jugement ceux à qui on dcToit un certain respect.

(5) Voyez la Ioîztiii » ff. de in jus voeando.

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également ce principe , que chaque citoyen a sa maison pour asile , et qu'il n'y doit recevoir aucune violence.

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