‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 313 sur 341 · LIV, XXX, CHAP. XVII · texte numérisé non relu

LIV, XXX, CHAP. XVII

vaudroit mieux se fonder sur les capitulaires mé^ mes. Celui que je viens de citer dit formellement le contraire. Le traita entre Charles-le-Chauve et * ses tcifes parle de même des hommes libres , qui peuvent prendre à leur choix un seigneur ou le roi ; et cette disposition est conforme à beaucoup d^autres.

On peut donc dire qu^il y avoit trois sortes de milices : celle des leudes ou fidèles du roi ^ qui avoient eux-mémés sous leur dépendance d^autres fidèles ; celle des ëvéques ou autres ecclésiastiques, et de leurs vassaux; et enfin celle du comte , qui menoit les hommes libres.

Je ne dis point que les vassaux ne pussent être sonnais au comte , comme ceux qui ont un commandement particulier dépendent de celui qui à un commandement plus général.

On voit même que le comte et les envoyés du roi pouvoient leur &ire payer le ban , c^est-à-dire une amende , lorsquMls n^avoient pas rempli les engagemens de leur fief.

De même , si les vassaux du roi faisoient des rapines, ils étoient soumis à la correction du comte, s^ils n^aimoient mieux se soumettre à celle du roî(i).

(i) Gapitnlaire de l'an S8a, art. ii, apud y émis palatium (édition de Baloze j tome II , page 17).

Page 1