‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 46 sur 341 · LIV. XXIII, CHAP. XV · texte numérisé non relu

LIV. XXIII, CHAP. XV

ont besoin que beaucoup de gens cultivent au delà de ce qui leur est nécessaire : pour cela il faut leur donner envie d'avoir le superflu; mais il n*j a que les artisans qui le donnent.

Ces machines dotit Tobjet est d^abrëger Tait ne sont pas toujours utiles. Si un ouvrage est à un prix médiocre, et qui convienne également à celui qui Tacheté , et à l'ouvrier qui l'a &it , les machines qui en simplifieroient la manufacture , c*est*à-dire qui diminueroient le nombre des ouvriers , seroient pernicieuses : et si les moulins à eau n'étoient pas partout établis, je ne les croirois pas aussi utiles qu'on le dit, parce qu'ils ont fait reposer une infinité de bras , qu'ils ont privé bien des gens de l'usage des eaux^ et ont fait perdre la fécondité à beaucoup de terres.

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