LIV. XXIII, CHAP. XXI
de soixante ans ne pouvoit se marier, dans aucun cas, sans encourir la peine : mais Claude abrogea ce qui avoit été ùii sous Tibère à cet égard (i).
Toutes ces dispositions étoient plus conformes au climat dTtalie quk celui du nord, où un homme de soixante ans a encore de la force , et où les femmes de cinquante ans ne sont pas généralement stériles.
Pour que Ton ne fût pas inutilement borné dans le choix qu^on pouvoit faire , Auguste permit à tous les ingénus qui nVtoient pas sénateurs (12) dVpou^er des affranchies (3). La loi Pappienne interdisoit aux sénateurs le mariage avec les femmes qui aboient été affranchies, ou qui s^étoient produites sur le théâtre (4) ; et , du temps d'Ulpien, il étoit défendu aux ingénus d'épouser des femmes qui avoient mené une mauvaise vie , qui étoient montées sur le théâtre , ou qui avoient été condamnées par un [ugemeni public (5). Il falloit que ce fût quelque séoatus^ consulte qui eût 'établi cela. Du temps de larér
(1) Voyez SoètoDe, Wie de Claude, Ut. V, chap. xxiii, et les Fragmen* d'Ulpien , titre 16, S 3- (s) Dion f li?. LIV ; Fragmea» d'Ulpien, titre i3. (5) Harangue d'Angnate , dans Dion , liv. LVI.
(4) Fragment d'Ulpien, titre i3;et la loixuv, ff. de ritu nuptiarum , à la fin.
(5) Voyelles Fragmens d'Ulpien, tit. 1 5 et 16.