‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 90 sur 341 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Comment les lois de la rell^^ion eût l'effet des lois civiles.

Les premiers Grecs ëtoient de petits peuples souvent disperses, pirates sur la mer, injustes sur la terré, sans police et sans lois. Les belles actions d^Hercule et de Thëse'e font voir l'ëtal où se troutoît ce peuple naissant. Que pouvoit &ire la religion , que ce qu'elle fit pour donner de rhorreur du meurtre ? Elle établit qu'un homme tuë par yiolenc^ ëtoit d'abord en colère contre le meurtrier, quilm inspiroit du trouble et de la terreur, etrouloit qu'il lui cédât les lieux qu'il a voit fréquentes (i); on ne pouvoit toucher le criminel ni converser avec lui sans être souillé ou intestable (2) ; la présence du meurtrier devoit être épargnée à la ville, et il falloit l'expier (3).

(1) Platoo, d«t Loi«i Kr. IX.

(») Voyet la tragédie d'CBdipe à Golonna.

(S) Pbtoii , des toit, Irr. IX.

l44 ]>£ L^ESPRIT DES LOIS.

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