A M. DUCLOS
Je n'ai lu que la moitié de voire ouvrage ( i ) , mon cher Duclos ; et vous avez bien de Tesprît et dites de bien belles choses. On dira que La Bruyère et vous connoissiez bien votre siècle ; que vous êtes plus philosophe que lui, et que votre siècle est plus philosophe que le sien. Quoi qu'il en soit , vous êtes agréable à lire , et vous faites penser. Permettez des embrassemem» de félicitation.
De Paris, le 4 mars ijSi.
FRAGMENT
D^UNE LEttRE AU ROI DE POLOGNE,
DVG ne I.0RBA1NE (ft).
SlHE , il faudra que votre majesté ait la bonté de répondre elle-même à son académie du mérite
(i) Ce sont les Considérations sur les mœurs de ce siècle. (3) Pour demandef à sa majesté une place dans Tacadémie de ?îancy.
que je puis avoir. Sur son témoignage , il n'y aura personne gui ne m'en croie beaucoup. Yotre majesté voit que je ne perds aucune des occasions qui peuvent un peu m'approcher d'elle ; et quand je pense aux grandes qualités de votre majesté, mon admiration -demande toujours de moi ce 'que le respect veut me défendre.
FRAGMENT