A M. D'ALEMBERT
Vous preneîi le bon parti ; en fait d'huître on ne peut faire mieux. Dites , je vous prie , à madame du Deffand , que si je continue à écrire sur la philosophie , elle sera ma marquise. Vous avez beau vous défendre de Tacadémie , nous avons des matérialistes aussi; témoin Fabbé d'Olivet, qui pèse au centre et à la circonférence ; au lieu que vous, vous ne pesez point du tout. Vous m'avez donné de grands plaisirs. J'ai lu et rélù votre Discours préliminaire : c'est une chose forte , c'est une chose charmante , c'est une chose précise, plus de pensées que de mots, du sentiment comme des pensées , et je ne finirois. point.
Quant à mon introduction dans V Encyclopédie j c^est un beau palais où je serois bien glorieux de mettre les pieds ; mais pour les deux articles Démocratie et Despotisme^ je ne voudrois
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pas prendre ceux-là; j'ai tiré, sur ces articles, de mpn cerye^H tout ce qui y étoit. L'esprit que j V est un moule , on n'en tire jamais que les p^jemes portraits : ainsi je ne tous dirois que ce que j'ai dit , et peut-être plus mal que je ne l'ai dit. Ainsi, si vous voulez 4e moi , laissez à mon esprit le choix de quelques articles ; et si vous voulez ce choix , ce sera che» mad^^l/s du Deffand avec du marasquin. Le père Castel dit qu'il ne peut pas se corriger, parce qu'en corrigeîjnt son ouvrage , il en fait un autre , et moi je pe puis pas ipe corriger, parce que je chante toujours la méipe chose. Il me viefit (Jans l'esprit que je pourrois prendre peut-être l'article Coût, et je prouverai bien que difficile est propfie çorn^unia dic^r e. {^.o^KT. de Art^ppçl.)
Adieu, monsieur; ggréez, je vpus prie , les sentimens de la pli^s |:.epdre amitié.
Uc Qord^iii^, }e 16 ppYemto 1753.