ACTE m, SCÈNE V. ig
Cet objet de vos vœux ençor â}gn^ d'un dieu?.*, y J'aji conservé son sang de peur dç ypus d^plape^ ^ Et pour ne forcer pas votre îust;e colère , .\ j , ^ . %: A ce serment conçu p^r tgus Içs iniDÇMortels' . De venger son trépas jiji^sque sur. les autel^. ,..,:>! Vous vous étiez par là. fait, une loi 3i dure,, . ^^^
Que sans moi vous. seriez sa^crilége , ou pai^'ure. ; . ,., \ Je vous en aij^it grâce, en lui laissant le jpurj ^,^^ ;^ > Et j'épargne du moins un cri^rnç 3 votre a^qur^ , 1^
Triomphez-en dans l'âpie, et tâchez^df pftroître j, .3 Moins insensible aux mau^ ^t^ue^yous ayez.itait n^îtP0. En l'état où je suis .c'est we lâch,eté . , - , ^ D'insulter aux malheurs où.yous fn!^ye^ jeté ;;., . ; ^ Et l'amertume .enfin de ^ette raillerie , î
Tourneroit aisément ma douleur .en furie.: .^ ; ; j Si quelcjue çspoif arrête et sû^pefid mon courrpu^) ^j Il ne peut être grand , puis<|u'il p'est plus qu'en yqu^; En vous, cpie j'ai traitée ayep taw d'insolence, a En vous , de qjfila .halae a tant de violei|ce# Contre .ces malheurs même où voi?s m'ayez jeté . . J'espère encore, en vous trouver quelque bonté; Je fais plus. , je l'implore ,. et. ce^te âme si fière Thx haut de son orgueil descend à la prière , . , Après tant de mépris s'abaisse pleinement.
Et de votre trion^phe .achève l'orn^mem. -^ r
* Que dites -TÔns d'un b. ••.. que cette dame appelle un dign9 lieu?"^ .: ., . ... , ' . . r".'.
^ Ce mot deb*"^ est répété. bien sonveiit dans .Dn:Comnentfiire que Voltwe destinait à l-instraçûon de la jeanesse. P.
r94 THÉODORE.
Voyez ce qa'aucun dieu n'eût osé vous promettre, * Ce que jamais tnon coeur n'auroit cru se permettre; Placide suppliant, Placide à vos genoux.
Vous doit être, madame , un spectacle assez doux; Et c'est par la douceur de ce même spectacle Que mon cœur vous demande un aussi grand miracle. Arrachez Théodore aux hontes d'un arrêt Qui mêle avec le sien mon pliis cher intérêt. Tout ingrate, inhumaine, inflexible, cfhrétienne, Madame , elle est mon choit , et sa gloire est la noùenne ; S'il faut qu'elle subisse utie si duré loi , Toute i*îgnomini(B en rejaillit siïr moi ; Et je n'ai pas moins qu'elle à rdugir d'un supplice Qui profane l'autel où j'ai fait sacrifiée, £t de l'illustre objet de mes phis saints désirs Fait l'infâme rebut des f>lus sales plaisirs. S'il Vous demeure encor quelque espoir pour Flavie , Conservez-moi llioîïileur pour conserver sa vie ; Et songez que l'afifront où vous m'abandonnez Déshonore l'époux t(ué vOÙs lui destinez.
Je vous le dis encor, sauvez-moi cette hdnte; Ne désespérez pas une âmé qui se domte; Et, parle noble effort d'un généreux emploi.
Triomphez de vous-même aussi-bien que de moi. Théodore est pour vous une utile ennemie ; Et, si proche qu'elle est de choir dans l'infamie. Ma plus sincère ardeur n'en peut rien obtenir :
'^ Ce beau mouvement de Placide parait avoir été imité avec génie par Voltaire dan* la tmgédie ê^Or^ie, lorsque Éleétre » |M>«r implorer la grâce de son frère, se' courbe «a moment-derant Égys^e* P.