DIDYME, THÉODORE, PAULIN
DIDVME.
Quoi! ne craignez-vous point qu^une rage ennemie Vous fas^ de nouveau traîner à l'inÊimie?
Non y non ; Flavie est morte , et Marcelle en fiireur Dédaigne un châtiment qui m'a fait tant d'horreur; Je n'en ai rien à craindre, et Dieu me le révèle : Ce n'est plus que du sang que veut cette cruelle; Et, quelque cruauté qu'elle veuiUe essayer.
S'il ne faut que du sang j'ai trop de quoi payer. Rends-moi , rends^moi ma place assez et trop gardée : Pour me sauver l'honneur je te l'avois cédée; Jusque-là seulement j'ai souflfert ton secours ; , Mais je la viens reprendre alors qu'on veut mes jours. Rends, Didyme, rends-moi le seul bien où j'aspire, C'est le droit de mourir, c'est l'honneur du martyre; A quel titre peux-tu me retenir mon bien ?
DIDYME
A quel droit voulez-vous vous emparer du mien? C'est à moi qu'apMrlient , quoi que vous puissiez dire , Et le droit de mourir, et Thonneur du martyre ; De sort comme d'habits nous avons su changer. Et l'arrêt de Valens me le vient d'adjuger.
THÉODOKE.
Tu t'obstines en vain, la h'aine de Marcelle.. «•
:?ae THÉODORE.