MARCELLE, THÉODORE, DIDYME, PAULIN, LYCANTE, STÉPHANIE
^ MARCELLE^ à Lycante.
AVEC quelque d<Miceur j'en recois la nouvelle; Non que mes déplaisirs s'^q puissent soulager, Mais c'est toujours beaucoup que se pouvoir venger.
THÉODORE
Madame , je vous viens rendre votre victime j Ne le retenez plus, ma fîiite est tout son crime : Ce n'est qu'au lieu de moi qu'on le mène à l'autel ; Et, puisque je me montre , il n'est plus criminel. C'est pour moi que Placide a dédaigné Flavie ; C'est mcn pat conséquent qui lui coûte la vie.
• DIDYME
Non; c'est moi seul, madame , et vous l'avez pu voir. Qui, sauvant sa rivale , ai feit son désespoir.
MARCELLE
O couple de ma perte également coupable !
Sacrilèges auteurs du malheur qui m'accable , Qui dans ce vain débat vous vantez à l'envi.
Lorsque f ai tout perdu, de me l'avoir ravi ! Donc jusques à ce point vous bravez ma colère Qu'en vous faisant périr je ne vous puis déplaire, Et que, loin de trembler sous la punition.
Vous y coucez tous deux avec ambition!