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Il alloit épouser la prinoease sa sœor. *
C'est cette Rodogune^ oit l'un et l'autre frère
Trouve enoor les appas qu'ayoit trouvés leur père. *
La imoe envoie en vain pour se justifier ; ' On a beau la défendre^ on a beau le piier ^ On ne rencontre en lui qu'un juge inexorable ; Et son amour nouveau la veut croire coupable : Son erreur est un cnme ; et, pour l'en punir mieux, U veut même épouser Rod<^[une à ses yeux y Arracher de son front lé sacré diadème Pour ceindre une autre tête en sa présence même ; Soit qu'ainsi sa vengeance eut plus d'indignité , Soit qu'ainsi cet hymen eût plus d'autorité , ^ Et qu'il assurât mieux par cette barbarie Aux en&nts qui naitroient le trône de Syrie.
Mais tandis qu'animé de colère et d'amour Il vient déshériter ses fils par son retour,
> Sœar de qui? ce n'est pas de Cléopàtre , c*est Rodogane. Elle est nommée dans la liste des personnages, sœur de Phraates, roi des Parthes; on n'est pas pins instruit poar cela, et le nom de Phraates n'est pas prononcé dans la pièce.
* Cet encor semble dire quÇRodognne a conseHré sa beauté , que les deux fils la trouyent aussi belle que le père l'avait trouvée. Le tbéâtre , qui permet l'amour , ne permet point qu'on aime une femme uniquement parce qu'elle est belle : un tel amour n'est jamais tragique.
^ Ce tour n'est pas assez élégant ; il est un peu de gazette.
4 On ne voit pas ce que c'est que Vautorité d'un bymen , ni pourquoi ce second mariage eût été plus respectable en présence de l'épouse répudiée , ni pourquoi celte insulte à Cléopfttre eût mieux assuré le trône aux enfans d'un second lit.