ACTE I, SCÈNE VI
D'un ennemi cruel il s'est fait notre appui ; ' La paix finit la haine *, et ^ pour comble aujourd'hui, Dois-je dire de bonne ou mauvaise fortune?
Nos deux princes tous deux adorent Rodôgune.
TIMAGENE.
Sitôt qu'ils ont paru tous deux en cette cour,
Ils ont vu Rodoguue, et j ai vu leur amoiir ;
Mais^ comme étant rivaux nous les trouvons à plaindre,
Connoissant leur vertu, je n'en vois rien à craindrç.
Pour vous qui gouvernez pet objet de leurs vœux
Je n'ai point encor vu qu'elle aime aucun des deux.
TIMAGENE.
Vous me trouvez mal propre à cette confidence ; ' Et peut-être à dessein.... je la vois qui s'avance. ^ Adieu : je dois au rang qu'elle est prête à tenir Du moins la liberté de vous entretenir. ^
> Il fallait , â! ennemi qu'il était. Je me fais votre ami d'un ennsmi n'est pas françaîj : on pourrait dire , cTun ennemi je suie devenu wk ami,
ft La haine finit ; on ne la finit pas.
3 Mai propre ne doit pas entrer dans le style noble ; et qne Tima* fène soit propre ou non à nne confidence , c'est nn trop petit objet.
4 A quel dessein ?
STimagène doit da respect à Rodôgune , indépendamment de ce mariage ; et il doit se retirer quand elle yeut parler à sa confidente.