ACTE II, SGÈKE IL 3o
Jus({u'à yètser pour kû tout lé isang d;'iui imari» ^ ^ Dans l'état pitoyable où m'^ réduit la suite, * DéUces de mon cœur, il faut que je te^ul^e jt'^ On m'y force, il le faut^; jnaiç.on verra <|uel:fr|i^t * En recevra bientôt celle qui m'y réduit.
L'amour que j'ai pour tqi tourne en haine pour pHe : ^ Autant que l'un fut grande l'autre sera cruellié;. Et, puisqu'en té perdant j'ai sur qui me venger,'
trop éloigné de U nattrre. Dé pTùÂy ëoiàùLehl Une ^ùié it0tàe es»elle enseignée par la gloire '^?;jeUe peut J/étve ps^r Taiiiibition. Bnfîn quel intérêt a Cléopâtre de dire tant de jnal d'elle-nér^e ?
1 Ce pour lui gÂte. U pimney afiwi-^&ieit qde'k iffé >.'f Wt. Verser da sang pour »n bfen ! . ^ . f . . . .
* CVst la suite du sang qfu'èlle «T^rsé :< oeUi m'eat pa^-niat; et cet e/i n'est pas heureusement placé.
3 Ce sont des expressions faites pour la tendresse , et non pour le trône. Un amour du trône qui se tourne en hnine pour llodogune , et l'un qui est grand, Taulre crueJUe ; tout cela n'est nuUement dans la nature , et l'expression n'en vaut pas mieux que le sentiment.
4 Ne fàndrait-il pas expliquer comtoent elle est forcée à résigner la . couronne, puisqu'elle vient de dire qu'elle n'a rien à qraindre» que le péril est passé? ne devrait-elle pas dire seulement, on l'exige , je rai promia ?
5 L'amour du trÔne fait sa haine pour ïlodogune, maïs né tourne point en haine.
6 La poésie n'admet guère ces Vun et Vautre.
* La voie légiâmç est eellé qne loi enseignerait 1a- gloîpf ; l'autre est celle qne lai ouvrirait le crime. Corneille a voulu s'exprimer avec précision , mais remploi des mots nous paraît exkvC. Nmts pensottis<^rcependant» ooBime Voltaire, qjOL infâme passe k mesave, et que Cléopâtre fait ici , sans nécessité , d'étranges oonfîdeaces. P.
3o4 ROnOGDFE.
Ma perte est supports^lé , «t hmoii mal est lëger. *
LAONiCE;
Quoi !^ vous parlai encor de Vengeance et de haine Pour celle dont TOus-même iallez faire une reine ? '
CLÉOPATRE
Quoi I je ferois un roi pour être son époux , Et m'exposer aux traits de son juste courroux ! N'apprendras-tu jamais , âme basse et grossière , * A voir par d'autres yeux que les yeux du vulgaire ? Toi qui connoisce peuple, et sais qu'aux champs de Mars Lâchement d'une femme il suit les étendards ; Que, sans. Antiochus, Tiyphon rii'eût dépouillée ; Que sous lui son ardeur fut soudain réveillée j * Ne saurois^u juger que si je nonune un roi ,
1 Comment pent-elle dire que la perte d'un rang qui la rend forcenée lui «era supportable?
* La particule /?o»r ne peut convenir à vengeance ; on n'a point de vengeance pour quelqu'un '''.
' ' 3 Ce n'est point cette confidente qui est grossière; n'est-ce pas Cléopâtre qui semble le devenir en parlant à une dame de sa cour comme on parlerait à une servante dont l'imbécillité mettrait en colère ? et ici c'est une reine qui confie des crimes à une dame épouvantée de cette confidence inutile ; elle appelle cette dame grossière : en vérité , cela est dans le goût de la comtesse cTEscarbagnas qui appelle sa femme de chambre bouvière,
4 n semble que ce soit l'ardeur d'Antiochus; il s'agit de celle du peuple? etqa'osl-cé qa'«une ardeur réveillée sous quelqu'un?
* La particule pcatr s*applique' très bien au mot de haine qui la précède immédiatement , et c^n est asses pour l'exactitude de la phrase.' Racine et Boilean en oiFrîraient une fodle d'exemples. 'P.