‹ Œuvres de P. Corneille (volume 2)Chapitre 175 sur 240 · ACTE II, SCÈNE IL 3o · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IL 3o

C'est pour le commander^ et oon^attre pour moi? ' J'en ai le dboix en main avfec le droit d'aînesse ; * Et, puisqu'il en faut faire une aide à ma foiblesse^ ' Que la guerre sans lui ne peut se rallumer, * J'userai bien du droit que j'ai de le nommer. On ne montera point au rang dont je dévale , ^ Qu'en épousant ma haine au lieu de ma rivale : ^ Ce n'est qu'en me vengeant qu'on me le peut ravir ; ' Et je ferai régner qui me Voudra servir.

LAONICE

Je vous connoissois mal. ^

^ On commande une armée , on commande à une nation ; on ne commande point un homme , excepté lorsqu'à là guerre un homme est commandé par un autre pour être de tranchée , pour aller reconnaître , pour attaquer. Pour le commander et combattre n'est pas français : elle veut dire , pour que je lui commande et qu'il combatte pour moi,' ces deux pour font un mauvais effet.

' jévoir un choix en main n'est ni régulier ni nohle.

' Une aide à ma faiblesse est du style familier.

4 Sana lui; elle entend , sans que je fasse un roi.

5 Dévaler est trop has; mais il était encore d'usage du temps de Corneille.

^ Épouser une haine au lieu d'une femme est un ;eu de mqts, un^ équivoque, qu'il ne faut jamais imiter. ^

7 Ce le se rapporte au rang , qui est trop loin.

^ Ce mot devrait , ce semble , faire rentrer Cléopàtre en elle-même f et lai faire sentir quelle imprudence elle commet d'ouvrir sans raison une âme si noire à une personne qui en est effrayée. ,

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