‹ Œuvres de P. Corneille (volume 2)Chapitre 182 sur 240 · ACTE II, SCÈNE III. Siy · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III. Siy

Ce doit être envers moi le sceau de votre amour : Sans ce gage ma haine à jamais s'en défie ; Ce n'est qu'en m'imitant que l'on me justifie. Rien ne vous sert ici de faire lés surpris : * Je vous le dis eiicor , le trône est à ce prix j Je puis en disposer comme de ma conquête; Point d'aîné, point de roi, qu'en m'appoiitant sa tête; Et puisque mon seul choix vous y peut élever, * Pour jouir de mon crime, il le faut achever. ^

reiue qui a de rexpérîence persiste à révolter ses en fans contre elle en se rendant horrible à leurs yeux? De quel droit leur dit-elle qu'elle peut disposer du trône comme de sa conquête, après avoir dit, dans la scène précédente, qu'elle est forcée de descendre du trône? £t comment peut-elle y être forcée en disant qu'elle est maitresse de tout? Cette contradiction ti'est-elle pas palpable? Faut-il que toute cette pièce , pleine de traits si fiers et si hardis , soit fondée sur de si grandes inconséquences ?

' Expression trop triviale , surtout daAS une circon9iance si tragique.

* Cet y êe rapporte à trône , qui est quatre vers auparavant : les pronoms , les adverbes doivent toujours être près des noms qu'ils désignent; c'est une règle à laquelle il n'y a point d'exception.

3 Ce vers est très beau. Mais comment une j«in>e habile peut-elle avouer son crime à ses enfans, et les presser d'en commettre un antre? '

3i8 RODOGUNE.

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