ACTE m, SCÈNE VL 35i
Que l'indignation fait à votre espérance.
La pesanteur du coup souvent nous étourdît : ' On le croit repoussé quand il s'approfondit; Et, quoi qu'un juste orgueil sur l'ïieure persuade , Qui ne sent point son mal est d'autant plus malade ; Ces ombres de santé cachent mille poisons , Et la mort suit de près ces fausses- guérisoris. Daignent les justes dîeui^ reiidre vain ce présage ! Cependant allons voir si nous vaincrons l'orage, * Et si, contre l'eflbrt d'un si puissant courroux, La nature et l'amour voudront parler pour nous. ^
1 Antiochus perd là dix vers entiers à débiter des sentences : est-ce l'occasion de di^erter , de paiiter ûe malades qni ne sentent poStit leurmal, et d'ohibred de santé qui carhent mille poisons? On ne peut trop répéter 'q«e la véritable tragédie rejette toutes lès dissertations , toutes Uà cdiàparaiiBoÀSvv lo^t ce ^ui is^nt le ^bétetif ^ et que toat doit être sentiment , jusque dans le raisonnement même.
a Vaincre un, orage est impropre ; on détourne , on calme un orage, on s'y dérobe , ôtt le brâ'^te , ct6. , oh rte le t^trfHt pas : cette métaphore d'ôra^ Vaihcû li* pèiii* convenir à de* <>mbres de santé qui cachent des pôlstotiéy
^ I/a nature et Tamour qui parlent contre ^'effort d'ua courroux! Voilà encore des ex{»ressions impropres : je ne me lasserai point de dire qu'il les faut remar^^er, non pas pour observer des fautes, mais pour être utile à ceux qui ne lisent pas avec sissez d'attention , à .ceux qui veulent se former le g;oût et posséder leur langue, à ceux qui veulelit écrire, aux étrangers qui nouslise;at. On a passé beaucoup de fautes contre la langue^ «et contre l'élégance et la netteté de U construction ; le lecteur attentif peut les sentir. On a craint de faire trop de remar<|ue8^ eC de marquer une affectation de critiquer.
FIN Dt7 TROISIÈME ACTE.
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