‹ Œuvres de P. Corneille (volume 2)Chapitre 204 sur 240 · RODOGUNE/ ANTIOCHUS · texte numérisé non relu

RODOGUNE/ ANTIOCHUS

Prince, qu'ai-je entendu ? parce que je souJ)ire, Vous présumez quje j'aime , et vous n^'osez le dire ! * Est-ce un frère, estrce vous, dont la témérité S'imagine... •

* Ltime du spectateur était remplie de deux assaasinats proposés par deux femmes; ou attendait lu suite de ces horreurs : le spectateur est étonné de voir Rodogune qui se fôche de ce qu'on présume qu'elle pourrait aimer un des princes , destiné pour être son époux ; elle ne parle que de là témérité d'Antiocbus , qui , en la voyant soupirer , ose supposer qu'elle n*est pas insensible. C'était un des ridicules à la mode dans les romans de chevalerie , comme on }'a déjà dit ; il fallait qu'un chevalier n'imaginât pas que la dame de 'ses pensées pût être sensible avant de très longs' services': ces idées infectèrent notre théâtre. Antiochus , qui ne devrait parler à cette princesse que pour lui dire qu'elle est indigne de lui , et qu'on n'épouse point* la vieille maltresse de son pé|re '*' quand elle demande la tête de sa belle-mére pour présent de noce , oublie tout d'an coup la conduite révoltante

* Voltaire ne se contente plus de dire que Rodogune n'est pas jeune ^ il vent actuellement qu'elle soit vieille. P.

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