‹ Œuvres de P. CorneilleChapitre 63 sur 123 · A LAUDES · texte numérisé non relu

A LAUDES

Entre , heureux champion , la carrière est ouverte ; Dieu te voit, et t'appelle au trône préparé j Entre, et vois les tyrans animés à ta perte ^ De Tœil dont tu verrois un trophée assuré*

Quand d'un cheval farouche à la queue on te lie, S'il déchire ta chair, elle en éclate mieux ; Et s'il brise ton pprps^ ton âme recueillie, Par un vol avancé va 3 emparer des ci^ux^

Ton sang, en quelque lieu que sa fougue t'emporte, Laisse empreinte à longs traits la gloire de ton nom. Et c'est une semence illustre, vive et forte, Qui , de nouveaux martyts ,. germe une ample moisson.

Les verges sur la croix te font un long supplice; Tu jouis en secret de toute sa lenteur ; Et ton zèle aj^laudit à la fureur propice Qui fait l'image en toi de ton saint Rédempteur.

Tu braves Jupiter, tu ris de sa statue, Tu la jettes par terre au lieu de l'encenser. Et ne redoute point ce foudre qui ne tue.

Qui n'agit qu'en peinture, et ne se peut lancer.

On venge sur ton pied ce noble sacrilège.

Tu n'en cours pas moins vite où t'appelle toq Dieu ;

Ton Dieu , dont il reçoit ce digne privilège

Qui , sans corri;LptiQn , le garde en ce saint lieu.

3o3 POÉSIES DIVERSES

Gloire au Père éternel , gloire au Fils ineffable, Gloire toute pareille à TEsprit tout divin , Gloire à leur unité , dont Tessence adorable Règne sans borne aucune , et régnera sans fin.

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