ACTE III, SCENE III
Kir,
Tu charmais trop ma peine, et le ciel, qui s'en fàclie, Me vend déjà bien cher ce moment de relâche. Je sens mon triste cœur percé de tous les coups , Oui m'ôtent maintenant un frère ou mon époux. Quand je songe à leur mort, quoi que je me propose, Je songe par quels bras, et non pour quelle cause. Et ne vois les vainqueurs en leur illusire rang Ijue pour considérer aux dépens de quel sang. La maison des vaincus touche seule mon âme; En l'une je suis fille, en l'autre je suis femme. Et tiens à toutes deux par de si forts liens, (Juon ne peut triompher que par la mort des miens. C'est là donc cette paix que j'ai tant souhaitée! Trop favorables dieux, vous m'avez écoutée 1 Quels foudres lancez-vous quand vous vous irritez. Si même vos faveurs ont tant de cruautés? El de quelle façon punissez-vous l'offense. Si vous traitez ainsi les vœux de l'innocence'?
SCÈiNE II