‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 109 sur 788 · L'amant nui ?ou« cli.inno, cl pour qui vous Ijrùi.-i · texte numérisé non relu

L'amant nui ?ou« cli.inno, cl pour qui vous Ijrùi.-i

Ne vous esl, aprè^ toul, que ru qui! tous voulez; Une mauvaise humeur, \m peu l'e jalousie, En fait asseï souvent passer la fanlai-ie

soiil des vers comiques qui gâteraient la plus lieUe lira.le.

ACTK 111, SCÈNE VI.

Ce qnon ne vous saurait longtomps ilissimuler : Viisfrércssont aux mains; lesdieux ainsi rnnlonnoiil.

SABI.NK.

.],} veu\ bien Tavouer, ces nouvelles mYlonuont:

Et je m'imaginais dans la diviniti'

Beaucoup moins d'injustice et Lien plus de bonté.

Ne nous consolez i)oint : contre tant d'infortune

La pilié parle en vain, la raison importune.

Nous avons en nos mains la fin de nos douleurs.

Et qui veul bien mourir peut braver les malheurs.

Nous pourrions aisément laire en votre présence

De notre désespoir une fausse constance;

Mais, quand ou peut sans honte C'tre sans fermeté.

L'affecler au dehors, c'est une lâcheté ;

L'usage d'un tel art, nous le laissons aux hommes,

Et ne \ oulons passer que pour ce que nous sommes.

Nous ne demandons point qu'un courage si fort S'abaisse à noire exemple à se plaindre du sort. Recevez sans frémir ces mortelles alarmes; Voyez couler nos pleurs sans y mêler vos larmes; Enfin, pour toute grâce, en de tels déplaisirs. Gardez votre constance, et souffrez nos soupirs.

LE VIEIL HORACE

Loin de blâmer les pleurs que je vous vois répandre. Je crois faire beaucoup de m'en pouvoir défendre. El céderais peut-être à de si rudes coups. Si je prenais ici même intérêt que vous : Non qu'.Mbo par son "choix m'ait fait haïr vos frères. Tous trois me sont encordes personnes bien chères; Mais enfin l'amitié n'est pas du même rang. Et n"a point les effets de l'amour ni du sang; Je ne sens point pour eux la douleur qui lourmenle Sabine comme sœur, Camille comme amanle : Je puis les regarder comme nos ennemis. Et donne sans regret mes souhaits à mes fils. Ils sont, grâces aux dieux, dignes de leur patrie; Aucun êtonnenicnt n'a leur gloire flétrie; Et j'ai vu leur honneur croître de la moilié. Quand ils ont des deux camps refusé la pitié. Si par quelque faiblesse ils l'avaient mendiée. Si leur haute vertu ne l'eût répudiée. Ma main bientôt sur eux m'eût vengé hautement De l'affront que m'eût fait ce mol consentement. Mais, lorsqu'en dépit d'eux on en a voulu d'autres, Je ne le cèle point, j'ai joint mes vœux aux vôtres. Si le ciel pitovahle eût écouté ma \oi\, Albe serait réduite à faire un autre choix; Nous pourrions voir tantôt triompher les lloraces Sans voir leurs bras souillés du sang des Curiaces, Et de l'événement d'un combat plus humain r Dépendrait inaintenant l'honneur du nom romain : La prudence des dieux autrement en dispose; Sur leur ordre éternel mon esprit se repose: 11 s'arme on ce besoin de générosité.

Et du bonheur public fait sa félicité.

Tâchez d'en faire autant pour soulager vos peines. Et songez toutes deux que vous êtes Romaines : Vous l'êtes devenue, et vous l'êtes encor; Un si glorieux titre est un digne trésor.

Vn jour, un jour viendra que par toute la terre Rome se fera craindre à l'égal du tonnerre. Et que, tout l'univers tremblant dessous ses lois, Ce grand nom deviendra l'ambition des rois : Les dieux à notre Enéa ont promis cette gloire.

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