ACTE V, SCENE III
Si j'ai si^duit Ciiina, j'en fi'duirai bien d'auli.s: Kl je suis plus à craiiulic. vl vous plus eu danger, ^i j'ai l'amour enspiiible et le sang à venger.
CINNA
Que vous m'ayez séduit et que je souffre encore
D'être déshonoré par celle que j'adore!
Soigneur, la vérité doit ici s'exprimer :
■l'avais fait ce dessein avant que de l'aimer;
A mes plus saints désirs la trouvant inflexible,
Je crus qu'à d'autres soins elle serait sensible:
.le parlai de son père et de votre rigueur,
Et l'offre de mou bras suivit celle du co'ur.
Qlue la vengeance est douce à l'esprit d'une femme!
■le l'attaquai par là, par là je pris son âme;
Dans mon peu de mérite elle me négligeait,
Et ne put négliger le bras qui -la vengeait :
Elle n'a conspiré que par mon artifice;
J'en suis le seul auteur, elle n'est que complice.