SCÈNE' II
llÉr.ACLlUS, LÉOISTINE, n:LiDO.\#
IlÉifACLIUS.
Madame, il n'est j)lus temps de tairîe D'un si profond sccict le dangereux myslétfe : Le tyran, alarmé du bruit qui le surprend, Rend ma crainte trop juste et le péril trop graijjl. .\on que de ma naissance il fa.sse conjecture; An contraire, il prend tout pour grossière imposture, Et méconnaît si peu,' que, pour la^renverser, A l'hymen qu'il souhaite il prétend %ic" forcer. Il m'oppose à mon nom qui.le vient de surprendre : Je suis (ils de Maurîce;!! m'en veut faire gendre, Et s'acquérir les droits d'un prîîice si cliérîl^f En me donnant moi-même à ma sœur pour mari. En vain nous rcàstons à son impatience. Elle par haine aveugle, el moi par connaissance Lui, qui no conçoit rien de l'obstacle éternel Qu'oppose la nature à ce nœud criminel, .Menace Pulcliérie, au refus obstinée, Lui propose à demain la mort ou l'hyménée. .Lai fait^pour le fléchir un i^nutile effort; ♦ Pour éviter l'inceste, elle n'aque la mort. * Jugez s'il n'est pas temps de montrer qui nous soin mes. De cesser d'être fils du plus méchant des boiifin(il. D'immoler mon tyran aux p -rils de ma sœur Et de rendre à mon père un juste successeur. '