‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 414 sur 788 · II. ISiBELLE · texte numérisé non relu

II. ISiBELLE

Blanche, s'il est ainsi, que dbeur j'en doisattendre! L'injustice du ciel, faute d'autres objets. Me forçait d'abaisser mes yeux sur mes sujets, Ne voyant point de prince égal à ma naissance Qui ne fût sons l'hymen, ou Maure, ou dans l'enfance. Mais, s'il lui rend un frère, il m'envoie un époux.

Comtes, je n'ai plus d'yeux. pour Carlo^ ni pour Et, devenant par là leine de ma rivale, [vou.s.;

J'aurai droit d'empêcher qu'elle ne se ravale. Et ne souffrirai pas qu'elle ait plus de bonheur Qe ne m'en ont pernjis ces tristes lois d'honneur.

BLANCHE

La belle occasion que votre jalousie.

Douteuse encur qu'elle est, a promplement saisie!

D. ISABELLE

Allons l'examiner, Blanche; et tâchons de voir

Quelle juste espérance on peut en concevoir.

Page 1