‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 499 sur 788 · AI1C.4S · texte numérisé non relu

AI1C.4S

Ceslettresmieuxque moi Vous diront un succès qu'à peine encor je croi.

ARISIIE lit.

« Chère sœur, pour la joie il est tempsquetu saches « (Jne nos maux et les tiens vont (iuir en effet. « Sylla marche eu public sans faisceaux et sans hau Prêt à rendre raison de toutcequ'il a fait. [ches,

« 11 s'est, en plein sénat, démis de sa puissance; 0 El, si vers loi Pompée a le moindre penchant, « Le ciel vient de briser sa nouvelle alliance, « Et la triste iEmilie est morte en accouchant.

Il Sylla même consent, pour calmer tant de haines, Il Qn un feu qui fut si beau rentre en sa dignité, ■I 1:1 que l'hymen te rende à les premières chaînes, >i En même temps qu'à Rome il rend sa liberté.

Il Qui.xiijs Ar.isTii's. »

Le ciel s'est donc lassé de m'être impitoyable I Ce bonh Hir, comme à toi, me paraît incroyable. Cours au camp de Pompée el dis-lui, elnr Arcas ..

Al-.CAS,

Il a cette nouvelle et revient sur ses pas. De la part de Sylla chaigé de lui remettre Sur ce grand changemeul une pareille lettre, A deux milles d'ici j'ai su le rencontrer.

ACISTIE.

Quel amour, quelle joie a-l-il daigné montrer? Que dit-il? que fait-il?

AI;c.\S.

Par votre expérience Vous pouvez bii-n juger de son impatience; .Mais, rappelé \ers vous par un transport d'amour Oui ne lui permet pas d'achever son retour, L'ordre que pour son camp ce grand effet demande L'arrête à le donner, attendant qu'il s'y rende. 11 me suivra de près el m'a fait avancer Pour vous dire un miracle où vous n'osiez penser.

ARISTIE

Vous avez lieu d'en prendre une allégresse égale, Madame; vous voilà sans crainte el sans rivale.

VIP.IATE.

Je n'en ai plus en vous, et je n'en puis douter; .Mais il m'en reste une autre, et plus à redouter, Rome, que ce héros aime plus que lui-même, Et qu'il préférerait sans doute au diadème, Si contre cet amour...

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