‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 500 sur 788 · A>URE · texte numérisé non relu

A>URE

Ses assassins font gloire eux-m^nes do le dire;

Ces tigres dont la rage, au milieu du festin.

Par l'ordre d'un perfide a tranché son destin.

Tout couverts de son sang, courent parmi la ville

Émouvoir les soldais et le peuple imbécile;

El Perpenna par eux proclamé général

Ne vous fait que trop voir d'où pari ce coup fatal.

VIRIATE

Il m'en l'ail voir ensemble et l'auleur el la cause. Par cet assassinat c'est de moi qu'on dispose; C'est mon trône, c'est moi qu'on ]irétend cmiquérir; El c'est mon juste choix qui seul l'a fait p/-rir.

Madame, après sa perte, et parmi ces alarmes. N'attendez point de moi de soupirs ni de larmes; Ce sont amusements que dédaigne aisément

ACTC V, SCÈNE IV.

Le prnmpt et noble orgueil d'un vif ressenlinienl :

Qui |ileure l'affuililit, qui soupire l'exhale.

Il f:iul plus (le lieité dans une àme royale;

El ma douleur, souiuiso aux soins de le venger...

ARISTIE

Mais vous vous aveuglez au iiiiliou du danger : t Songez à fuir, madame.

tiiamire:.

11 n'esl plus temps; Aufide, Des iiorles du palais saisi pour ce perlide. En fiiit voire prison, et lui répond de vous. II vient; dissimulez un si juste courroux; Et, jusqu'à ce qu'un temps plus favorable arrive. Daignez vous souvenir que' vous êtes captive.

VIRIATE

Je sais ce que je suis, et le serai toujours, N'eussé-jc que le ciel et moi pour mon secours.

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