‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 501 sur 788 · I SCÈNE IV · texte numérisé non relu

I SCÈNE IV

K PERPENJiA, AmSTIE, YIUIATE, TIlAiflUE, ARCAS. PERPEXNA, à Viriale.

Sertorius est mort; cessez d'être jalouse. Madame, du haut rang qu'aurait pris son épouse, Et n'appréhendez plus, comme de son vivant, Qu'en vos propres Etats elle ait le pas devant. Si l'espoir d'Aristie a fait ombrage au vôtre, Je puis vous assurer et d'elle et de tout autre. Et que ce coup heureux saura vous maintenir Et contre le présent et contre l'avenir. C'était un grand guerrier, mais dont le sang ni Eâgo Ne pouvaient avec vous faire un digne assemblage : Et, malgré ces défauts, ce qui vous en plaisait, C'était sa dignité qui vous tyrannisait. Le nona de général vous le rendait aimable; A \os rois, à moi-même il était préférable; Vous vous éblouissiez du litre et de l'emploi : Et je viens vous offrir et l'un et l'autre en moi. Avec des qualités où votre âme hautaine Trouvera mieux de quoi mériter une reine. ' Un Romain qui commande et sort du sang des rois (Je laisse l'âge à part' peut espérer son choix. Surtout quand d'un affront son amour l'a vengée, Et que d'un choix abject son bras l'a dégagée.

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