‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 525 sur 788 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

GALB.\, OTIIOX, CAMILLE, ALBIN, ALUIANE.

GALBA

Olhon, est-il bien vrai que vous aimiez Camille'.'

OTIIO.N.

Cette témérité m'est sans doute inulile :

Mais si j'osais, seigneur, dans mon sort adouci...

GALBA

Non, non; si vous l'aimez, elle vous aime aussi. Son amour prés de moi vous rend do tels oflices. Que je vous en fais don pour prix de vos services. Ainsi, bien qu'à Lacus j'aie accordé pour vous Qu'aujourd'liui de Plautine on vous verra l'époux. L'illustre et digne ardeur d'une flamme si belle M'en fait révoquer l'ordre et vous obtient pour elle.

OTIION.

Vous m'en voyez de joie interdit et confus. Quand je me prononçais moi-même un prompt refus. Que j'attendais l'effet d'une juste colère, .le suis assez beureux pour ne vous pas déplaire! Et loin de condamner des vœux trop élevés...

GALBA

Vous savez mal encor combien vous lui devez. Son cœur de telle force à votre hymen aspire, Que pour mieux être à vous il renonce à l'empire. Choisissez donc ensemble, à communs sentiments, Des charges dans ma cour ou des gouvernements; Vous n'avez qu'à parler.

OTIION. '

Seigneur, si la princesse...

GALBA

Tison n'en voudra pas dédire ma promesse. Je l'ai nommé César pour le faire empereur : Vous savez ses vertus, je réponds de son cueur. Adieu. Pour observer la forme accoutumée, Je le vais de ma main présenter à l'armée. Pour Camille, en faveur de cet heureux lien. Tenez-vous assuré qu'elle aura tout mon bien : Je la fais dés ce jour mon unique héritière.

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