ACTE TROISIEME
Cléandre dit à Pliylis au sujet de son portrait :
En ce point il ressemble à ton humeur volage, Qu'il reçoit tout le monde avec même visage ; Riais d'.iillcurs ce portrait ne le ressemble pis. En ce qu'il ne dit mot et ne suit point mes pas.
Il est prêt à s'échapper pour se rendre chez .\ngélique, quand Doraste, qui en sort, leur vient annoncer qu'il doit l'épouser le lendemain. Sur quoi Phylis, s'adressant à Cléandre :
Va-t'en, si bon te semble, ou demeure en ces lieux : Je ne t'arrêtais pas ici pour tes beaux yeux ; Mais jusqu'à maintenant j'ai voulu te distraire, De peur que ton abord interrompît mon fièrc. Quelque fin que tu sois, tiens-loi pour alfiné.
Couvert de confusion, Cléandre est tiré de sa rè- \erie par Alidor, et lui dit que pour se vi-nger il veut provoquer Doraste. Son ami lui répond :
Simple, par le chemin que lu penses tenir, . Tu la lui peux ôter, mais non pas l'obtenir. La suite des duels ne fui jamais jil, lisante ; C'était, CCS jours passés, ce qu'en disait Théanle,
11 termine en lui promettant de le servir avec chaleur.
Angélique vient débiter quelques stances dans lesquelles elle se plaint de sa destinée; bientùt, apercevant Alidor, elle renouvelle les reproches qu'elle lui a déjà adressés. Voyant qu'il se tait, elle veut se retirer; mais Alidor la retient, et lui avoue que son valet l'a aidé à la troiuper, et qu'il n'a jamaispensé à Clarice. Elle s'épanche en regrets amers, puisque Alidor n'est point inconstant; ]iuis, cédant à sa répugnance pour Doraste et aux sollicitations de son aiuant, elle lui promet de se laisser enlever pendant le bal que son fiancé doit donner le 'soir, tout en exigeant d'Alidor qu'il laissera pour ses parents à elle une lettre qui les rassure sur les conséquences de ce rapt.
Phylis a vu Alidor entrer et sortir; inquiète pour son frère, dont la réconciliation des deux amants romprait le mariage, elle se propose de les épier peu-
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dant le Lai. — Lysis, qui se présente pour lui faire la cour, l'importune, et elle le congédie.