ACTE QUATUIÈME
Placide sort de chez Flavie, malgré ce que peut faire .Stéphanie pour le retenir, et passe dans la prison de Théodore, qu'il n'y trouve plus. Soupçonnant enfin Marcelle de perfidie :
... Je devais (dit-il) juger, dans mon sort rigoureux. Que l'ennemi qui flatte est le plus ilangereux. Mais souvent on s'aveugle, et, dans des maux extrêmes. Les cspriis généreux juucul tout par eux-mêmes.
« Lycanle, capitaine d une cohorte, vient persuader
à Placide, que, cédant aux .sollicitations de sa marâtre, Valens s'est contenté de bannir Théodore.
Resté seul, Placide se félicite du résultat de sa soumission; mais bientôt Paulin vient lui apprendre que Marcelle, sur un ordre éci'it de Valens et suivie de trenle soldats, a fait conduire Théodore dans un lieu infâme; les soldats s'apprêtaient à lui faire subir les derniers outrages, quand llidyme, se présentant, a obtenu à prix d'or le droit d'entrer le premier. Peu de temps après, il est sorti honteux et repentant, et se tenant' le \isage caché. Ce départ ranimait déjà la brutalité des soldats, lorsque Cléobule, à la tète de (|uelques amis, les a repoussés, et est entre seul, sans doute dans le dessein de sauver la jeune chrétienne. — Placiile s'écrie que, tout au contraire, c'était pour la déshonorer; que le sort le frappe dans ce qu'il a de plus cher, en lui suscitant pour rival un ami. Cléobule arrive : il lui apprend que Théodore a fui sous les habits de Didyme, resté à sa place. — A ce récit, la jalousie et le desespoir de l'Iacide augmentent; il craint que Théodore et Didyme ne fussent d'intelligence, et couvre de ses
EXAMEN ANALYTIQUE
jjiépris ce dernier qu'on amène enchatné : par sa résignation chrétienne, par le récit sinipl-^ et touchant de sa noble conduite, Didynie convainc Placido, qui renonce en sa faveur à la main de Théodore et lui promet de tout sacrifier pour qu'il soit remis en liberté.