I.'unc sert son amanl. eiraulroscrl sa haine
Olte invention d'Ediiige alleiidrit Grimoald; il relève Garibalde de l'obligation de lui faire la cour, mais celui-ci se bàle de remarquer que la conduite! d'Eduigo est moins nue preuve d'amour (lu'nne preuve certaine du de^ir de faire revenir à elle sou amant afin de le couvrir de ses dédains;
El, pour vous punir mieux, ^
Elle me veut aimer et m'aimer à vos yeux ; E'Ie me l'a promis.
Eduige entre à ces dernières paroles, et accuse Garibalde de trahison ; celui-ci l'assure de son amour, ajoutant que, si dans ses ruses il ne fait qu'imiter la princesse, son art à lui n'est point encore parvenu à faire sortir les morts des tombeaux. — Grimoald pense que Garibalde ne fait que C(jiitinurr le rôle dont il l'a chargé : il prie Eduige d'éloigner l'imposteur, et lui promet de ^épou.^er. Elle déclare que cet homme est bien réellement Perlbarile, et iiu'elle agira suivant que Grimoald se conduira envers sou frère.
Unulpbe annonce que le peuple commence à s'émouvoir pour Perlbarile, et Garibalde force son maîlre à donner l'ordre de faire mourir le prisonnier dès le lendemain.
Un roi doit pouvoir tout et ne sait pus bien l'élre Quand au fond de son cœur il soutire un aulrc ni.iîlre.
On amène Perlbarile et Rodelinde devant Grimoald : après les avoir menacés de *a colère, il les laisse seuls.
UOnFXlNDE, à Perthaiilf.
N'altondez point de moi de soupirs ni de pleurs. Ce sont amusements de légères douleurs ; L'amour que j'ai pour vous hait ces molles bassesses Où d'un sexe craintif descendent les faiblesses ; Et contre vos malheurs j'ai trop su m'alTermir Pour ne dédaigner pas l'usage de gémir. D'un déplaisir si graml la noble violence Se résout tout entière en ardeur de vengca;ice. Et, méprisant l'éclat, porte tout son effort A sauver votre vie ou venger votre mort.
Perlharite presse Rodelinde d'accepter la main de leur tyran.
liODEUXDE.
)|iu ipii l'ai dédaigné dans son cliar de victoire,
Couronné de vei tus encor plus que de gloire,
M.ignanime. vaillant, juste, bon. généreux.
Pour m'altaclier là l'oujbre, au nom d'un uiallieurcux,
Je pourrais à ta vue, aux dépens de ta vie.
Epouser d'un tyran l'horreur et l'infamie, ,
l'.t Ir.diir mon hormeur, ma naissance, mon rang,
l'onr baiser une main fumante de ton sangl
Abl tu me connais mieux, cher époux...
Envoyé par Grimoald, qui veut interroger Pertbarite, Unulpbe sépari^les deu.x époux.
L\.\j;l;N ANALYTiQLi:.
fendre dos ordres iiu'il mellre sur noire scéin: